La critique de FFVI OSV en ligne !  (Final Fantasy VI Original Sound Version) posté le jeudi 20 mai 2010 18:51

Voilà la première critique que je publie pour mon compte –et donc sur mon blog–, et pour cela j’ai bien sûr choisi l’un des monuments de la VGM : Final Fantasy VI ! A lire, dans la rubrique appropriée, ou bien simplement juste en dessous  !


A mes yeux, cette OST représente la meilleure illustration de la musique de jeu vidéo, tout simplement. Plus qu’un mythe, une réalité qui nous est offerte par un Uematsu au sommet de son art. A écouter absolument, à lire impérativement ^^


Un concept que je vais mettre en place pour toutes mes critiques : un choix très strict et très sec duquel je ne m’éloignerais jamais : trois pistes par CD, jamais plus, jamais moins. Ces trois pistes sont celles qui à mes yeux définissent le mieux l’OST : ce ne sont pas forcément les meilleures mais plutôt celles qui permettent de faire une synthèse de l’OST. Pour Final Fantasy VI : 

Disque 1
08 - Kefka
16 - Phrantom Train
24 – The Decisive Battle

Disque 2 
01 – Tina
08 – Aria de Mezzo Carattere
11 – Setzer

Disque 3
07 – Searching for Friends
14 – Dancing Mad
15 – Ending


Bonne lecture !

 

Edit du 2 Aout 2011 : Je  m'ennuyais aujourd'hui alors j'ai étoilé ma critique de FFVI OST, avec le même Bareme que celui du site de Mrcroft.

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Critique : Final Fantasy VI Original Sound Version  (Final Fantasy VI Original Sound Version) posté le jeudi 20 mai 2010 18:38

Blog de tphi :RPG mania, Critique : Final Fantasy VI Original Sound Version

FINAL FANTASY VI Original Sound Version

FFVI…Quatre lettres qui suffisent à faire frémir l’immense majorité des fans de JRPG. Si l’on y rajoute O, S et T, vous faites baver l’intégralité des amateurs de musiques de jeux vidéo.
Final Fantasy VI Original Sound Version…Nous y voilà donc. Comment commencer la critique d’un tel mythe ? Ni plus ni moins que le summum, l’apothéose de la musique de la Super NES ? Comment décrire Uematsu, ce génie qui dompta de façon inouïe le processeur sonore si complexe mais si puissant de la Super Nintendo ? Cette OST constitue pour moi le sommet de l’art musical du jeu vidéo, toute époque confondue, vous comprenez donc qu’il va m’être particulièrement difficile de faire preuve d’esprit critique et non de me contenter d’écrire « OMG C’EST TROP BEAU C’EST ULTIME 20/20 !!!!!! ». 
Mais non ne vous méprenez pas cher lecteur, la critique qui va suivre tentera d’être la plus objective possible, car chaque piste de cette OST mérite qu’on s’y arrête tellement elle est unique et sensible. Je frémis en insérant le premier CD et en voyant Winamp m’annoncer qu’il va maintenant jouer précisément 58 minutes et 43 secondes de pur bonheur. C’est parti…


Disque 1


01 – Opening Theme : On commence donc cette OST par ce morceau en 3 parties bien distinctes. A savoir d’ailleurs que dans le jeu, ces 3 morceaux sont séparés et donc qu’ils ne constituent pas réellement un tout concret.
L’ouverture de cette piste est concrétisée par cet orgue mythique qui joue son si célèbre crescendo. En 3 secondes, n’importe quel fan vous hurlera « Mais c’est l’Opening de FFVI ! » et oui c’est bien lui, le seul, l’unique. Vient ensuite pour la première fois le thème de l’apocalypse qui sera notamment dans Dancing Mad et qui accompagne la présentation du scénario du jeu. Toujours aussi marquant à l’orgue puis aux vents. Mais c’est surtout vers l’ultime partie qu’on se tournera. La musique choisie pour les crédits d’ouverture du jeu n’est autre que le Tina’s Theme, dans une reprise très lente et très réussie. On sent déjà ici le talent et la puissance suprême d’Uematsu et de sa flûte de pan qui va tant nous faire rêver tout au long de cette OST… ****

02 - The Mines of Narshe : Ce Town Theme joué de manière inquiétante à l’orgue et aux cuivres me laisse définitivement indifférent. Le rythme des quelques notes reprises de façon répétitives et les claquements de doigts par-dessus n’ont pas vraiment un grand intêret. Très moyen (je vous rassure, c’est l’une des seules pistes sur lequel je suis aussi mitigé !). **

03 – Awakening : Aaaaaaaaaaaaaaaaaah…Awakenig…Ce thème m’a principalement marqué en tant que premier et très épisodique thème de World Map. Je suis resté là, entre Narshe et Figaro durant de longues minutes à écouter cette mélodie divine. Ce n’est pas encore le Tina’s Theme, non, c’est simplement une reprise un brin moins réussie que celle de l’Opening, encore plus lente et surtout qui abandonne quasiment la flûte de pan pour se concentrer que les sons de Piano. Ca reste extraordinaire, mais rien de semblable à une certaine piste 01 du CD2…On y viendra. ***

04 – Locke : J’aime beaucoup ce thème. Malgré un début un peu pompeux, le rythme très soutenu et surtout le déchaînement du synthé de manière rythmée par les cuivres dès 0:27 me laisse rêveur. Peut être parce que ça me rappelle (vaguement) Edgar and Sabin qui arrive peu après, qui sait… **

05 – Battle Theme : Argh. Non pas argh “quel massacre c’est nul”. Bien au contraire : argh, mais comment vais-je justifier le fait que je considère ce Battle comme le meilleur de tout la saga FF ? Je vais en surprendre un certain nombre je sens, mais ce Battle représente à mes yeux l’une des meilleures mélodies jamais inventée pour accompagner ces combats frénétiques et rapides en 2D que nous offre FFVI. Largement au dessus des autres thèmes de combat des FF précédants, cette mélodie en jette par son rythme absolument diabolique.
Car oui dans ce jeu, les combats sont courts et intenses. Exactement comme la musique brillante qui les accompagne. L’introduction classique est jouée à une vitesse effrénée et de manière plus grave que jamais, pour mieux enchaîner sur une mélodie extrêmement simple mais fantastiquement rythmée. La boucle principale dure à peine 50 secondes, boucle qui est elle-même subdivisée en deux fois 25 secondes quasi-identiques. Vous l’aurez compris : le rythme est frénétique. La mélodie vous est martelée sans cesse dans vos oreilles, gravée au fer rouge dans votre cerveau. Et c’en est génial : je n’oublierais jamais cette mélodie si marquante ! ***

06 – Fanfare : Sans surprise, cette version du Victory ! des FF est l’une des plus réussies de la saga, si ce n’est la plus réussie. Standing ovation pour Uemat…euh…non attendez on est encore très loin du niveau qui va être atteint dans les deux pistes suivantes, donc je garde ma blague sur le standing ovation pour après !  ****

07 – Edgar and Sabin : Comment peut on créer un thème de perso aussi réussi ? Sérieusement ? C’est de la bombe nucléaire boostée au nitrochlorosulfate de potassium ! C’est dément, fabuleux, unique, démesuré…Euh oui démesuré me semble bien adapté. Allez, on tente de s’accrocher, d’outrepasser ses sentiments et de livrer une petite analyse : la réussite majeure de cette piste est due à la façon dont elle est jouée : soutenue par un rythme extrêmement régulier quoique plutôt lent, les différents instruments se déchaînent de manière très calculée : chaque sonorité précise revient à SA seconde bien précise, et donne un rythme particulièrement mémorable à la mélodie globale jouée avec brio par un synthé imitant un corps de vents et de cuivres, rien que ça ! Non franchement, j’adore, je suis aux anges. ****

08 – Kefka : Mais quel est donc ce goût salé que je sens sur ma langue ? Seraient-ce…des larmes ? Mais oui, je pleure de joie en écoutant la meilleure musique de méchant qui ait jamais été créée. Autant y aller franchement : prise dans n’importe quelle autre OST, Kefka serait la meilleure piste de l’album. Bon j’y vais un peu fort, mais vous saisissez l’idée : cette mélodie est absolument FABULEUSE. Ouverte de façon surprenante par quelques notes qui semblent jouer n’importe quoi, la mélodie s’installe à 0 :20 et va crescendo vers un mélange fabuleux de sérieux et de cirque. L’apothéose est rapidement atteinte, dès 0 :35, et c’est cela qui fait toute la force ce cette musique : avoir réussi à installer une mélodie qui va crescendo mais rapidement vers son but ultime : la folie totale. Comme Kefka, cette musique est totalement folle, défie toute les lois de la VGM et restera à jamais gravée dans mon âme. Au niveau du « rythme endiablé qui porte à lui tout seul la musique », je ne trouverais jamais meilleur exemple. Standing ovation pour Uematsu ! Ah, comment ? Si toutes les personnes qui idolâtraient cette musique sautaient en même temps, les villes du monde s’effondreraient ? Excusez moi, je ne savais pas... ****

09 – Mt. Koltz : Mmm..un brin trop classique pour cette musique de Donjon. Rien de vraiment marquant si ce n’est la surprenante intrusion de flûte à certains moments. *

10 – Returners : Mais diantre…quel rythme ! Mais quel rythme ! Encore une fois, la mélodie est banale mais elle est jouée à un rythme vraiment génial qui la sublime. Ce sont les quelques accords de trompette tout au long de la piste qui lui confèrent cette aura héroïque dont la piste a totalement besoin. J’ai l’impression qu’aujourd’hui les compositeurs ne savent plus trouver le rythme juste alors qu’ils ont à leur disposition des orchestres entiers. A l’époque de la SNES, était-ce plus simple ? **

11 – Shadow : Les instruments utilisés ici sont totalement dépaysants. La « gratte » extrêmement grave et électrique est vite reléguée en arrière plan et relayée par une mélodie, sifflante façon Western, totalement subjuguante. Ici encore on voit l’intérêt du rythme donné par la gratte en arrière plan qui donne un enchaînement de sons naturels. Je tiens quand même à m’expliquer ici : c’est la première fois que je commente une OST non orchestrale, et j’essaie donc avec vous de décrypter les secrets de la réussite des mélodies 16 Bits de l’époque Super NES. Comme le disait Leibniz : « c’est en parlant avec vous, lecteur, que j’arrive à percer les secrets de l’existence. » Eh bien c’est finalement moins compliqué que je ne le pensais de percer les secrets d’Uematsu… Ou bien peut être me méprends-je totalement ? ****


12 - Troops March on : Nous voilà dans le brouillard pour 2 pistes, et c’est suffisamment rare pour être signalé. Et encore, brouillard…ce thème à consonance impériale est pas mal, peut être un brin trop excessif et un tantinet décevant au niveau du son (trop sourd). *

13 – Cyan : Pourquoi cette piste sonne-t-elle aussi sourd, et avec un espèce d’écho ? C’est dommage, car la mélodie, archi typée Samouraï Japonais et plus héroïque que l’intégrale des films de James Cameron n’est pas trop mal. On garde juste en mémoire un passage mythique à Doma lors de la quête de Sabin…Bon, on passe… **

14 - The Unforgiven : Un Hurry-Up réussi ? Laissez moi rire vous aurais-je répondu il n’y a pas si longtemps. Eh bien…cette piste réussit brillamment son pari. Extrêmement précipitée et classique, elle n’en reste pas moins réussie, surtout au niveau de l’introduction, marquante. La suite était malheureusement un peu pompeuse. Mais la piste ne dure que une minute vingt, encore une réussite de cet album : les pistes qui doivent être courtes le sont ! Au-delà, on se lasserait, mais là non !  ***

15 – The Phantom Forest : Heu…que dire là ? Je vois mal comment faire une musique meilleure que celle là pour accompagner une forêt fantôme et n’importe quel donjon un brin effrayant. C’est juste…brillant, once again. Les quelques chœurs sont placés à la perfection, et les hululements au dessus des quelques notes de piano accompagnant les sifflements s’agencent dans un tout parfait, une musique démente, inquiétante et mystique. A la fois. Je pourrais rajouter des pages et des tartines d’éloges sur cette piste, mais j’en garde quelques unes pour la suivantes…ça devrait servir. ****

16 – The Phantom Train : Probablement la meilleure piste du CD1. C’est pas très objectif, encore moins très travaillé, comme accroche, mais c’est l’idée qui compte.
Accompagnant ce qui est selon moi la scène la plus mythique du jeu, cette musique en impose vraiment. De par sa conception géniale déjà : en ouverture, une mélodie jouée faiblement mais de manière constante, tandis que l’on entend le bruit du train sur les rails, qui s’éloignent progressivement du quai. Départ immédiat pour la terre d’où l’on ne retourne plus…et dès que s’en est allé le dernier bruit de rail est lancée une mélodie poignante et puissante. Joué majoritairement de manière soutenue par « l’instrument » classique de la VGM 16 bits, elle est reprise de manière plus diabolique à l’orgue pour retomber enfin et lancer la boucle. Cette reprise est d’ailleurs très calme, c’est l’apaisement au milieu du cauchemar…et revoilà l’espèce d’orgue du démon. C’est…parfait. Magique, sublime, extraordinaire, inhumain, et ici s’arrêtera la liste de qualificatifs car je risquerais de vous pomper légèrement. On passe à la suite ? Ah non d’abord je réécoute la piste. Pour la huitième fois d’affilée. ****

17 – Wild West : La musique du Veldt est vraiment originale et dépaysante. Ce sont les percussions –très cliché des tribus reculées- qui rythment la mélodie peu commune composée d’un ensemble assez saisissant de vents. On reconnaît par moment Rhythm of Wind, Sky and Earth de Chrono Trigger, c’estdire à quel point c’est cliché. Mais elle est si prenante en jeu ! ***

18 – Gau : Je n’aime pas vraiment ce thème et ses sons grinçants. Le vibrato utilisé à certains moments est fort sympathique, mais c’est surtout la dernière partie (qui ressemble énormément à Celes) qui sauve la mise en proposant quelque chose de plus classique au violon (synthétisé bien sûr, mais avec brio encore une fois par le Maître). ***

19 - The Serpent Trench : Heu…c’est totalement nul ??! On m’a remis une piste du CD3 de Tales of Vesperia OST ? Totalement soûlante, la mélodie se paie même le luxe d’être répétitive. Il va VRAIMENT falloir m’expliquer en quoi cette mélodie peut accompagner le Château d’Odin, lieu tragique de la Guerre des Magi. Ecoutez cette musique puis imaginez vous ledit château et ladite Guerre des Magi. Oui, ça colle pas. Poubelle (ah, ça me manquait de dire ça :D ). -

20 - Kids Run Through the City : Harmonie. Tel est le maître mot qui dirige ce Town Theme. Chaque son est à sa place dans cette sublime ode à la joie et à la paix. Les enfants courent dans la ville, le monde est heureux, et en paix. Cette musique définit a elle toute seule le monde de paix régnant depuis mille ans. Le secret de cette absolue réussite réside vraiment dans l’instrumentation à la flûte et à la longueur particulière de la piste : trois minutes quarante, ce n’est pas banal, et il n’y a bel et bien que deux loops. Cela fait une mélodie principale de 1:40, et c’est admirable tant les sons y sont variés et la progression continue. Vous remarquerez que je ne me suis pas emporté dans ce paragraphe et n’ai pas sorti les points d’exclamation par dizaine : c’est normal, je respecte le ton de la piste. Harmonie. ****

21 - Under Martial Law : Pour bien marquer le contraste avec le monde de paix, ce town thème des villes occupées a été placé juste après Kids Run Through the City. Et c’est parfait car ici, on dessine déjà le monde déchiré que veut faire naître Kefka. Le thème est intriguant tout du long et surtout très inquiétant dès le début. Cette ouverture calme ne laisse rien présager de bon, et la mélodie principale vient confirmer cette impression d’angoisse : la musique est sourde, posée, et surtout immuable : l’empire détient la ville, et tout doit y être parfait, rien ne doit bouger (la métaphore est peut être un peu hasardeuse ?). D’où l’intérêt du ton calme qui sublime bien mieux la piste que ne l’aurait fait un rythme effréné, Moi je ne sais plus que dire face à tant de talent. **

22 – Celes : On a donné à l’un des meilleurs persos du jeu une musique à sa hauteur. Celes est sublime en tout point, de son introduction qui laisse planer le mystère à son dénouement harmonieux et extrêmement marquant. On oublie souvent le thème de Celes à cause de Aria de Mezzo Carattere qui le reprend et le sublime, mais la version originale ne lui est pas inférieure : les grelots et le son du synthé en mode « quelque chose entre l’orgue –puissant et majestueux– et le violon –noble et harmonieux– » confèrent à cette piste une aura unique. Merci vraiment de me donner de telles merveilles à commenter. ****

23 – Save Them! : Même le deuxième hurry up du jeu se paye le génie du compositeur. C’est encore une fois superbement réussis, avec quelques accords du Tina’s Theme glissés adroitement de manière rapide et enjouée ! ***

24 – The Decisive Battle : Toujours plus haut, tel semble être le crédo du compositeur pour cette OST. Ce Boss Battle est génial, diaboliquement dynamique et surtout marqué par son ouverture qui mérite de passer à la postérité tant son agencement est digne de louanges. C’est presque un morceau de rock que nous joue Uematsu : on peut battre la mélodie en suivant la grosse caisse qui la rythme de façon discontinue : rapide à certains moments, plus posée à d’autres, elle donne à elle seule un tempo effréné et pourtant toujours cohérent. Chapeau… ****

25 – Metamorphasis : Qu’est ce que vient faire ce machin entre The Decisive Battle et le Tina’s Theme ? On dirait une reprise plus lente et plus pompeuse d’un Catastrophe qui ne présente strictement aucun intérêt…S’rait p’tet temps de changer de CD pour passer au morceau que j’attends en trépignant depuis le début de cette critique ? *


Disque 2



01 – Tina : Autant le dire franchement : je n’aime pas le Tina’s Theme…
Ah ah vous y avez cru hein ? Bon cette plaisanterie était nulle, mais c’est particulièrement difficile de débuter la critique d’une pièce maîtresse telle que celle là, digne de toutes les éloges possibles…Ce monument de la VGM ne mérite pas seulement son titre de meilleure piste de l’OST mais bel et bien celui du meilleur thème de World Map jamais créé, tout simplement. Quand j’entends la flûte de pan d’Uematsu-san qui vient se glisser habilement à mon oreille trépignante par le biais d’une oscillation aussi hésitante qu’insolente, je tombe de ma chaise. A chaque fois. Sommet du sommet de l’utilisation du processeur sonore de la SNES, cette piste prouve que l’on est un génie si, et seulement si on arrive à obtenir une telle variété de sons. Le Tina’s Theme est renversant en tout point, de par son rythme lent et harmonieux, de par ses instruments originaux et majestueux et de par l’émotion qu’il dégage lorsqu’on pense au compositeur si talentueux (vous avez vu, je fais des rimes !).
Dorénavant et pour le reste de la critique, il conviendra de parler Du Maître, Le Talentueux Compositeur, Celui qui mérite tous les respects et dont La musique mérite tous mes éloges, moi, petit vermisseau infime qui n’est bon qu’à baver devant Son travail. Dans Son immensité, Il m’a donné l’honneur de commenter le Tina’s Theme, et je ne saurais jamais assez comment Le remercier. Merci, Maître… *****

02 – Coin Song : On reprend doucement ses esprits sur cette douce mélodie aux consonances mélancoliques et tristes. Bon je vois rassure, Uematsu redevient un simple être humain et je vais parler de lui sans majuscule (ça serait énervant au bout d’un moment Blog de tphi : RPG mania, Critique : Final Fantasy VI Original Sound Version .
Dans Coin Song, on retrouve un son sifflant, mélodramatique qui sera très utilisé dans le reste de l’OST…et cette piste présente probablement la moins bonne utilisation de ces sons, dommage. Ca reste bien sûr une reprise très sympathique d’Egdar and Sabin ! ***

03 - Techno de Chocobo : Chocobo ! C’est bel et bien une voix robotisée façon techno qui nous annonce le nom de l’animal que nous chevauchons (au cas où on sache pas). Mine de rien, c’était les toutes premières utilisations de voix dans la VGM, tout comme Dancing Mad présentera les tous premiers chœurs…que d’émotions ! 
Ici, la mélodie est fort sympathique, le thème est repris de façon ‘techno’ avec des hululements, des sifflements, et des sons bien délirants…je dis pourquoi pas ! ***

04 – Forever Rachel ! : Voilà LA piste triste de l’OST, l’une de celle dont je vous parlait dans Coin Song. Et la plus brillante ! La mélodie est à en pleurer tellement elle est belle, sensible, charmante ! Les crescendos et decrescendos donnent une consonance réellement tragique, dramatique à la musique À l’inverse du thème de Locke dont la musique s’inspire, tout est calme et posé ici, ça contraste ! On est très loin d’un The Broken Mana and my One and Only (BKO) en terme d’émotions transportées, mais c’est pas mal ! ***
 
05 – Slam Shuffle : Zozo…une ville absolument géniale, assortie d’une musique encore plus géniale. Ne cassez pas vos enceintes : le grésillement en arrière plan est parfaitement voulu : il marque à la fois la pluie qui tombe et l’idée de brouillage total qui sévit à Zozo : vous n’avez plus aucun repère, et vous ne pouvez pas vous enfuir ! 
La mélodie en elle-même fait très pub mal famé des années 20 à Chicago, dans des consonances totalement dépaysantes et surtout…inquiétantes ! Et drôle quand même, parce que la musique n’est vraiment ni sérieuse ni crédible. Mais qu’est ce qu’on adore l’écouter ! ****


06 – Spinach Rag : En toute franchise, je saute quasiment tout le temps cette piste lorsque j’écoute l’OST car j’ai trop hâte d’écouter la bombe atomique qui suit…mais cette petite musique d’ambiance est bien mignonne, jouée sur un ton rapide et marrant. Les notes de piano se succèdent dans la joie et l’allégresse qui précède le début d’une représentation qu’on attend au tournant… ****

07 – Overture : Dans FFVI, il y a le Tina’s Theme. Il y a le Train Fantôme. Il y a Dancing Mad. Et il y a surtout le pilier majeur de l’OST, l’une des pistes qui a démocratisé la VGM, qui accompagne un monument de l’histoire vidéoludique : L’Opéra. Quand j’ai fait FFVI, je trépignais d’impatience, je n’attendais qu’une chose : cet Opéra. Je vous laisse imaginer à quel point je ne pus contenir ma joie quand un PNJ me dit à Jidoor : « Vous devriez aller voir le Manager de l’Opéra, il pourra vous aider. » Alors nous y étions, enfin. RAH MAIS QUE C’ÉTAIT BEAU ! Pour la petite histoire, j’étais tellement ébahi par cette musique qui délectait mes tympans que j’en ai oublié de choisir les paroles de Celes, la première fois que j’ai fait la scène. Véridique. 
Mais cessons de parler de mes expériences vidéoludiques et parlons de ce qui rend cette scène magistrale : sa musique. Et alors là je vais vous poser une question toute simple : que vais-je pouvoir dire de plus que tout ce qui a déjà été dit ? J’ai été sidéré par le nombre d’articles complets détaillant cette Opéra et sa musique. Il va être dur de tenter une approche originale…Donc voilà, l’Ouverture de Overture est bien sûr magistrale, avec un orgue dantesque qui nous joue une introduction poignante. Les quelques notes de piano répétées rapidement qui suivent contrastent vraiment avec la puissance de l’orgue entendu précédemment…Mais le corps d’instruments qui va se mettre en place juste après nous prouve bien que l’on est toujours dans un Opéra : on devine des violons, des cymbales, tout çà en 16 Bits ! Il ne manquerait plus que les chanteurs bien sûr, mais c’est impossible en 16 Bits…

Attendez, ils l’ont fait. Ou devrais-je dire IL l’a fait. Mesdames et messieurs, pour l’une des premières fois dans l’histoire de la VGM, voici des voix plus élaborées que des chœurs : des véritables voix qui « meumeument » (tout droits réservés à l’Âne) la mélodie. Draco, une voix grave, un vrai baryton qui s’impose de manière absolument déconcertante. Le rendu est un peu ridicule, mais on s’en fiche, c’est si beau ! C’est si unique !! C’est un moment qu’on aurait aimé vivre en 1994, mais on n’a pas le temps d’y réfléchir, déjà l’orchestre se remet en place. Il nous joue de nouveau une véritable symphonie dont on retiendra surtout un final tout bonnement mémorable avec des sons de violons joués en montante descendante très rapide. C’est très simple : quand je ferme les yeux à ce moment, je vois et je sens les sons qui décrivent un cercle parfait tant la mélodie est harmonieuse. Je ne peux m’empêcher de siffler cette mélodie si guillerette…et c’est déjà fini. Je suis impressionné de la quantité que j’ai écrite sur cet Overture, mais attaquons nous maintenant au plat de résistance. ****

08 - Aria de Mezzo Carattere : Cette piste est vraiment le point central de cette OST. Non seulement c’est le milieu du CD du milieu, mais c’est surtout probablement LE morceau qu’on nomme si on ne doit en citer qu’un seul.
Le solo de Celes. LE solo de Maria plutôt ! ! Si tout commence de manière très calme (à l’inverse du thème de Celes), c’est au bout de 50s que les instruments se donnent au maximum et que Celes hausse la voix pour accompagner magistralement son thème joué de façon orchestrale. En un mot : mythique, tout simplement. La « voix » est plutôt un gémissement amplifié, mais c’est cela qui donne tout son charme à Aria de Mezzo : quelle claque ! Et l’instrumentation n’est pas du tout délaissée : l’orchestre nous joue vraiment une version poignante du fabuleux thème de Celes accompagnée par une harpe. Le mythe persistera jusqu’à la fin des temps car même 16 ans après, cette piste en jette toujours autant. 1994…essayez d’imaginez ce que ça devait être en 1994…Ce jeu avait vraiment 10 ans d’avance sur son temps. ****

09 - The Wedding Waltz-Duel : On commence ce troisième mouvement par un véritable bal, avec la musique orchestrale qui va naturellement avec. Il n’y a rien à redire, c’est impeccablement retranscrit : de la vraie musique digne des grands bals (on dit pas des baux ? XD) de l’ancienne noblesse. Vient ensuite l’élément perturbateur : les instruments se déchaînent, annonçant la rupture du bal de manière très poignante. Suite à ces événements, les voix déchirées se font de nouveau entendre : les 3 protagonistes, Maria, Draco et le nouveau venu : l’Empereur s’affrontent en donnant toute leur voix : nous avons un ténor, un baryton et une soprano qui défendent leurs intérêts par le chant, comme dans les grands Opéras. Quel coup de maître ! En écoutant pour la première fois l’Opéra (c'est-à-dire dans le jeu, j’avais toujours résisté à la tentation de l’écouter avant), je me demandais s’ils allaient oser de scénariser LE point central de tout Opéra : l’affrontement par le chant. C’est une réussite sans faille ! On finit par une musique très tragique, le destin résonne, rien ne semble plus possible dorénavant…mais que va-t-il se passer ? Encore une fois, l’orchestre est admirable dans son interprétation de la musique d’Opéra. En deux lettres et de manière très hype, voilà ce qui résume ma pensée, monsieur Uematsu : GG. ***

10 – Grand Finale : C’est bien sûr personnel, mais je n’aime pas vraiment ce grand final qui fait tache au milieu de cet Opéra. La musique est super répétitive et c’est un Battle Theme plus que moyen qui se joue ici. On dirait de la...musique espagnole de corrida…Bien sûr, on a toujours l’orchestre qui reste impressionnant, mais ça manque de je ne sais quoi…bref, ce n’est rien qu’une fausse note dans une composition parfaite. Va-t-on se plaindre si la cerise qui orne un gigantesque et délicieux gâteau est fade ? *

11 – Setzer : Encore un thème de perso G É N I A L (et je pèse mes mots), ça ne veut décidemment pas s’arrêter, c’est dingue !! Setzer est un thème brillant, qui innove de la première à la dernière seconde et qui surprend à chaque instant. La mélodie principale est maintenue tout du long, au début il n’y a qu’elle, puis elle s’efface de plus en plus et reste en arrière plan, complétée par un déchaînement d’instruments fous qui donne la mélodie la plus dynamique jamais composée, une ode au bonheur et à la joie de vivre, à l'image de Setzer, qui mettra inlassablement un sourire sur vos lèvres ! Je VEUX que Uematsu fasse une nouvelle OST de cette trempe, MAINTENANT !!!!!! ***

12 – Johnny. C. Bad : Après 11 pistes consécutives à hurler ma joie et mon amour, je peux enfin me reposer ! Voici donc en n°12 la première piste très moyenne. Ah, ya peu d’OST qui propose ça hein ? Bref, bien peu d’intérêt ici…du moins, c'est ce que je pensais il y a un an. Mais non, cette musique est excellente ! ***

13 – The Empire Gestahl : Vector….l’Empire…Nouvelle reprise du thème de l’apocalypse au début, puis mélodie bien évidemment très impériale, qui en impose, à l’orgue et aux sons très angoissants (pas encore de chœurs !). Le sommet de la piste est bien sur atteint à 1 :10 avec l’intrusion des trompettes qui confèrent à la ville une aura encore plus mystérieuse et angoissante…Vector…c’est avant tout une ambiance, cette ville. Une ambiance marquante, qui me restera à jamais en tête, et ce principalement grâce à cette musique ! *

14 – Devil’s Lab : Encore une excellente piste…autant dire que ça contraste vraiment après Vesperia !! Ce thème de donjon, en plus d’être super novateur est absolument génial, bourré de sonorités improbables et pourtant donnant un tout cohérent. C’est toutes les machines qui travaillent en cohésion : des marteaux cognent le fer, des souffleries sifflent, et la mélodie par-dessus suit parfaitement le rythme ! ****

15 – Blackjack : Vous surprendrais-je si je vous disais que le Airship est fabuleux ? Quelque peu inspiré du thème de Setzer, il nous propose une mélodie classique mais dynamique à souhait ! Ce sont surtout les passages juste avant la boucle qui sont géniaux, avec cette espèce de trompette qui nous offre des sons purement jouissifs ! Encore une réussite de cette OST ! ***

16 - ?? : Musique sans queue ni tête, ?? se présente comme un thème des événements improbables très réussi. Les hululements de chouettes à la Mysidia (FFIV) sont réutilisés pour donner le tempo de la musique, et les sons s’enchaînent de manière très drôle. Vraiment LA musique pour les situations comiques !  *

17 – Mog : Encore un excellent thème de perso, on ne s’arrêtera définitivement jamais. Les sons ressemblent quelques peu à la piste précédente, mais c’est surtout l’ambiance festive et délirante que l’on retient dans ce morceau, dont la boucle est extrêmement courte (40s) mais qui parvient réellement à nous arracher un sourire à chaque fois que on l’entend ! La magie du compositeur bien sûr ! ***

18 – Strago : Encore un thème de pers…bon vous avez compris. Sur un rythme totalement atypique basé sur un instrument qui s’apparente à un mélange improbable de flûte et de trompette, la piste se démarque vraiment du reste des thèmes « marrants » de l’OST : ici, ça reste un peu plus sérieux mais toujours de sorte à nous mettre le sourire aux lèvres. De bout en bout, la mélodie nous surprend avec ses passages incroyables et variés. A vrai dire, on dirait qu’il n’y a pas de cohésion réelle entre les différents morceaux qui composent la musique, et pourtant, le tout rend incroyablement bien !! A écouter impérativement à tête reposée, vous verrez, c’est génial ! **

19 – Relm : Bon, il fallait bien que ce moment arrive : voilà un thème de perso que je n’aime pas. Je ne supporte pas cette cornemuse horriblement mal synthétisée qui m’écorche les oreilles et ces sons suraigus qui donnent envie de couper le fil de mes écouteurs !! *

20 - Another World of Beasts : On retourne dans les thèmes de donjon à consonance mélancolique, fatidique je dirais même. Alors ici un constat s’impose : la version SNES de cette piste est à la limite de l’inaudible à cause des sons bien trop aigus. A l’inverse, j’adore voire même j’idolâtre la version GBA qui sublime la piste en utilisant une tonalité moins aiguë et plus crédible. Dans ce cas, la piste évoque vraiment le destin immuable et les catastrophes que sous entend la traversée de ce donjon (ceux qui ont fait le jeu comprendront). ***


Disque 3 :


01 – New Continent : Crévindjou, que cette piste est nulle ! Pompeuse de la première à la dernière seconde avec ses sons insupportables et qui vous perforent les tympans, il n’y a rien à sauver là dedans. *

02 – Catastrophe : Les trois statues…Ah, ces trois statues…Ce thème aurait d’ailleurs dû s’appeler ainsi et non Catastrophe car ce nom ne lui sied définitivement pas. Ici, on reconnaît la mélodie récurrente de fin du monde dans sa version la plus majestueuse (mieux que celle de Dancing Mad !), probablement car elle est à toujours rattachée dans nos esprits à l’une des plus belle scène du jeu. L’orgue se donne entièrement pour cette mélodie lente mais pleine de sens : le monde est vraiment au bord du gouffre, le suspense est à son comble…Vraiment, cette musique reste très importante à mon cœur dans le jeu ! **

03 - The Fierce Battle : Uematsu avait-il pensé que ce deuxième Boss Battle ne faisait pas le poids face à The Decisive Battle ? Vu que cette musique n’est utilisée que 4 fois dans le jeu, on pourrait penser que oui. Pourtant, cette piste est très bonne, notamment à partir de 0 :50 où l’on rentre dans un ton super héroïque voire chevaleresque juste avant la reprise. On sous évalue souvent cette musique à mon goût, alors qu’elle mérite vraiment des éloges.
Ce qui fait le charme de cette piste est son caractère surréaliste assez prononcé : en réalité, on constate que la piste est un enchaînement de minis thèmes qui sonnent comme un Hurry Up classique mais qui, mis bout à bout, donnent une musique frénétique et vraiment surréaliste (je sais je me répète, mais c’est l’idée : surréaliste !). Quoi qu’il en soit, moi je milite pour la réhabilitation de The Fierce Battle ! Allez les Black Mages, une reprise !! (pour ceux qui voudraient entendre un très bon remix de la piste,  je vous conseille la version de Dissidia). ****

04 - Rest in Peace : Un très moyen thème de Game Over…Rien à dire… *

05 – Dark World : Mazette, quelle ambiance ! Si vous avez joué à Chrono Trigger, vous devriez vous rappeler cette phrase cultissime : « Le vent sombre se lamente…l’un de vous mourra bientôt… ». Ici, on a une magnifique interprétation musicale d’un vent sombre se lamentant ! L’orgue joue de manière extrêmement grave par-dessus le son désespéré du vent. Franchement, pour caractériser un monde ravagé, c’est la musique parfaite !  *

06 - The Day After : Mais où le maître va-t-il chercher une telle inspiration pour ses thèmes à consonance triste ? Ici encore dans ce Town Theme des villes détruites, c’est un océan de larme et de tristesse qui s’abat sur nous. Nous tympans sont vraiment submergés de cette aura fataliste : le destin a tout détruit. Quels espoirs peuvent rester quand on entend une telle musique ? A quoi bon ? A quoi bon lutter ? Ce sont exactement les mots qui me viennent en entendant cette piste. Encore une fois, la musique sert parfaitement le scénario du jeu.
Pour ce qui est de la musique elle-même et non des sentiments qu’elle me procure, elle est jouée à la flûte, en abusant bien du vibrato qui confère le ton fataliste, et accompagnée bien sûr de quelques cuivres très légers qui renforcent comme il se doit le thème. Magnifique. Et ce n’est rien comparé à ce qui nous attend là, juste après. ***

07 - Searching for Friends : Que sens-je, que m’arrive-t-il ? Pourquoi le monde entier s’efface-t-il autour de moi quand le doux son des basses vient titiller mon oreille ? C’est mon cerveau qui se déconnecte entièrement de toutes ses fonctions autre que l’écoute, tout simplement. Oui, quand j’entends cette piste, il n’y a plus rien d’autre qui compte : Searching for Friends est le deuxième thème de map, et il réussit l’exploit d’être à mes yeux le seul thème aussi bon que…le Tina’s Theme.
Les mots me manquent quand je veux caractériser cette piste. Comment retranscrire en une critique les sons les plus divins jamais sortis d’un processeur Super NES ? Je vous le dit tout de suite cher lecteur : vous ne pouvez pas lire cette critique sans écouter la musique en même temps. Allez, mettez votre OST que vous avez forcément sur votre disque dur où en CD, et prenez la piste 07 du disque 3. C’est un préalable indispensable avant de poursuivre votre lecture.
Maintenant fermez les yeux. Bon OK, vous ne pourrez plus lire ce que j’écris mais c’est l’intention qui compte. Libérez donc votre esprit comme dirait Yoda, et admirez la perfection orchestrale composée par Nobuo. On retrouve ici une sorte de flûte de pan comme dans le Tina’s Theme, et aussi un ensemble de basses absolument divin. Vers 0 :50, ce sont mêmes des chœurs que l’on croirait entendre alors qu’il n’y en a pas : c’est juste la perfection atteinte de l’instrument. La mélodie principale semble voguer dans nos esprits si l’on ferme les yeux. Moi, quand je clos mes paupières, je sens mon fauteuil tourner. Je me sens emporté par la musique comme jamais. Je crois voir tout autour de moi le monde bouger dans un cercle parfait, je sens comme une bise qui souffle sur mes cheveux. Tout ça en une piste, c’est possible. 
Je ne sais pas si vous le savez, mais si on extrait les musiques directement du jeu, on les obtient en format natif SNES (le spc), et on peut programmer autant de loops que l’on veut à jouer. Mon Searching for Friends dure donc 8 minutes, et je ne m’en lasse jamais. Jamais la musique ne devient ennuyeuse, et elle parvient encore et toujours à me surprendre. 
Je parlais dans la piste précédente d’une absence totale d’espoir : c’est ici l’inverse, on déborde d’espoir en entendant cette musique !! Encore une fois, la musique sied à merveille au scénario : entendre simplement cette musique redonne confiance et nous fait prendre conscience que sauver le monde n’a rien d’une chimère illusoire : tout est possible avec nos amis. Transportée d’émotion, cette musique est vraiment unique en son genre : je n’ai –a ma connaissance– jamais réentendu cette orchestration dans une autre musique. Même aujourd’hui, où les compositeurs ont à leur disposition de vrais orchestres à qui ils peuvent faire jouer leurs symphonies, personne n’a su reproduire une telle ambiance. Ce ne sont pas uniquement les basses, si rares dans la VGM, qui confèrent une tonalité à la piste non, c’est l’ensemble de l’instrumentalisation qui y est nécessaire. Ainsi qu’un rythme, ni trop lent ni trop rapide, où quelques simili chœurs (j’en parlais plus haut) et une espèce de flûte donne le tempo.
Je crois que j’ai beaucoup trop écrit sur cette piste, et j’espère que vous avez tenu jusqu’au bout. Mais franchement, il fallait que je le dise. Tout simplement car cette piste est moins connue et moins idolâtrée que Tina, alors qu’elle mérite les mêmes égards. *****

08 – Gogo : On change radicalement et violemment de style pour ce nouveau thème de perso ! Après une longue absence, revoilà les thèmes guillerets et tout sauf sérieux. On dirait presque de la musique de cirque tellement elle donne envie de s’esclaffer ! Mais c’est de bon cœur, la musique est très bonne, rythmée par des sons complètements fous dans un tempo qui fait se qui veut tout au long de la piste. Très bon ! **

09 – Epitaph : Quelques notes de guitares, grinçantes. Puis quelques notes de flûtes, sifflantes, et quelques notes de piano, frappantes. Il en faut du temps, 50 secondes, pour que vienne vraiment la mélodie, triste à souhait. Mais c’est cet ensemble si surprenant qui donne vraiment un ton fataliste à la musique, on sent ici les regrets et les larmes versées. Une véritable ode à l’amour perdu. J’aime vraiment beaucoup sans savoir expliquer pourquoi…Peut être à cause du contraste avec Setzer assez prononcé bien que cette piste reprenne –un peu- l’autre **

10 - The Magic House : Encore une piste à se tordre de rire : D Je suis vraiment aux anges avec des mélodies aussi drôles qui côtoient de manière presque insolente des bijoux de tristesse. Totalement délirante du début à la fin, The Magic House nous présente une mélodie au tempo à variable aléatoire vraiment réussie. Ecoutez la, l’expérience vaut vraiment le coup ! ****

11 – Umaro : En tant que personnage le moins développé et le moins utile du jeu, Umaro a eu un thème à son image : dénué d’intérêt, à part à quelques rares occasions. Pompé sur le thème de Mog ou de Gogo, mais sans le génie de ces deux pistes. D’ailleurs, il n’y a qu’un loop dans la piste, ce qui la rend extrêmement courte : la preuve que la piste ne présente aucun intérêt…Enfin, comme tous les autres thèmes, ça colle PARFAITEMENT au personnage :D *

12 – Fanatics : En voilà bien une piste étrange…ce sont des cymbales et des chœurs qui se relaient de façon assez originales durant 1 :23. C’est pas transcendant, mais ça vaut le détour pour son utilisation des chœurs assez remarquable pour de la SNES. Mais on est assez loin des chœurs qui vont arriver bientôt, hé hé. *

13 - Last Dungeon : Eh bien ça dépote pour un last dungeon ! L’ouverte aux sons grinçants n’est vraiment pas banale, mais c’est surtout vers la mélodie principale qu’on se tournera : elle est démente ! Super épique tout du long, c’est un véritable monument de bravoure que nous offre cette musique. Le rythme en lui-même est magistral : on nous joue une véritable symphonie, une ode au courage. Comme si tout un peuple était derrière nous et nous poussait dans notre vaste tâche !  ****

14 – Dancing Mad : Ce moment est arrivé. Celui que je redoutais depuis que j’ai commencé cette critique. Que vais-je bien pouvoir écrire sur Dancing Mad ? Kefka, ce fou dansant qui a déjà fait couler tellement d’encre…Mais quelle piste quand même, mais quelle piste ! Dix sept minutes ! 5 parties distinctes mais qui forment un tout absolument homogène ! Une reprise des Black Mage digne de tous les éloges du monde ! Dancing Mad quoi ! Tout simplement le meilleur Last Battle jamais créé, des années lumières au-delà de, citons en vrac, Last Battle (Chrono Trigger), Zeromus (FFIV), A once in lifetime battle to death (Tales of Vesperia), ou encore Roar of the Deported Soul (Lost Odyssey) et The Battle for Everyone’s Soul (Persona 3) REUNIS !… Non, vraiment, je ne vois pas une seule piste arriver simplement à un dixième de pourcent du génie de Dancing Mad. 
Cette piste est entièrement rythmée par des chœurs. Et moi, ça m’émeut (non, pas d’autruches en vue). Vous vous rendez compte, c’est l’une des toutes premières fois que l’on utilisait les chœurs, maintenant si fondamentaux dans la VGM ! Le début de leur avènement ! Et même ailleurs : imaginez donc le combat final de Star Wars III sans ces fabuleux chœurs qui rythment la bataille ! Il en est de même ici, et il en sera de même pendant de très nombreuses années encore : les chœurs, puissants, apparaissent réellement comme un instrument noble, indispensable pour donner un ton héroïque. Dancing Mad n’est ni plus ni moins qu’un pionner de ces chœurs, et rien que pour ça, il mérite d’être encensé.
Allez, là, j’ai du décrire 0.5% du caractère génial de la piste. J’ai volontairement décidé de ne pas trop décrire la piste car sinon, la critique ferait facilement 3 pages. Je vais me ‘contenter’ d’une description émotionnelle en suivant le fil des événements narrés par la musique.
Première partie, première claque. On dit souvent que c’est Zeromus (FFIV) qui avait propulsé Uematsu à ses sommets, car il avait dompté le processeur sonore comme jamais auparavant. Ici, on est environ...euh…450 plus bluffé. C’est du 16 Bits ??!! C’est inconcevable !! L’orgue et les chœurs se déchaînent de manière naturelle, totalement convaincante, on peine à y croire. Uematsu est tel Kefka, au sommet du monument qu’il a érigé : FFVI OST. L’orchestration est fabuleuse, et on passe déjà à la seconde partie.
Le début est plus piquant, avec ces quelques notes d’orgues reprises rapidement, rejointes immédiatement par les chœurs qui battent le même tempo (qui dure environ 2s), et cela durant plus de 30 secondes. Puis vient enfin la délivrance, l’orgue qui commence à jouer une autre mélodie, toujours aussi répétitive, pour reprendre la mélodie de départ. Les chœurs suivent le rythme, mais sans grande conviction. Probablement la partie la moins réussie, dû à sa répétitivité. Ce n’est qu’à la fin que l’orgue innove vraiment, mais il se sent un peu seul…
La troisième partie commence de manière fabuleuse. On croirait entendre de la musique d’église, l’orgue est vraiment dompté et parvient à traduire des émotions très variées : le courage, la crainte…il est seul tout du long, mais ne nous ennuie jamais tant ses sons sont originaux. Encore une fois, je voudrais être en 1994…la claque que ça a dû être ! C’en est encore une en 2010, c’est dire !!
La quatrième partie reprend le thème d’intro pour nous introduire Kefka, le Dieu à qui est dédié cette ode. On frémit d’impatience…le voilà, l’affrontement ultime…
Nous sommes au regret de vous informer que le rédacteur a fait un malaise en entendant la cinquième partie débuter tellement que c’est trop brillant.
C’est…c’est…tellement parfait…le son de l’orgue se fait plus électrique ici, et c’est quand la guitare électrique vient rejoindre l’orgue que je perdis connaissance : c’est tout simplement la mélodie ultime qu’on nous joue là. Tout est harmonieux, il n’y a plus rien d’autre au monde que cette musique. Je me retrouve bien incapable de vous dire quel sentiment m’envahit lorsque j’entends cette musique, ni pourquoi le rire de Kefka est si fantastique juste avant la reprise…Dancing Mad… c’est…C’EST TROP BEAU C’EST ULTIME 20/20 !!!!!! 
Mais vous avez remarqué que je l’ai argumenté Blog de tphi : RPG mania, Critique : Final Fantasy VI Original Sound Version . *****

15 – Ending : Ok, Dancing Mad faisait dix sept minutes, mais il y avait deux loops dans chaque partie. Donc en réalité, il y avait un peu moins de neuf minutes de mélodie.
Ici, on nous propose une piste de vingt et une minutes, et sans loop. Autant dire, ça calme. 
Et quelles 21 minutes ! On n’a presque jamais le temps de s’ennuyer entres toutes les reprises orchestrales des thèmes des persos, certaines brillantes, d’autres carrément à pleurer. Il y a accessoirement une intro qui passe complètement à coté de son but, et on préfère attendre la reprise de Cyan plus lente et plus magistrale, qui est vraiment devenue bonne à l’aide de l’orchestre qui s’occupe de la reprise. (Trop longue) transition et nous voilà à un MAGISTRAL Edgar and Sabin absolument sublimé dans sa version orchestrale, qui conserve la même vitesse que la piste originale, mais avec une foule d’instruments en plus pour donner un rythme dément !! Sans transition, voilà Mog, toujours aussi marrant et surréaliste, suivi par Umaro sans transition préalable vu que les deux thèmes se ressemblent déjà à l’origine. C’est plus convaincant que la version originale, mais ça fait pâle figure comparée au reste. Gogo se met en place, et, comme d’habitude, nous met le sourire aux lèvres. Le rythme est toujours aussi drôle ! Vient ensuite l’une des meilleures reprises : Gau. Autant je n’aime pas la version originale, autant cette version est charmante et très sympathique ! On enchaîne de manière brillante sur Celes, toujours aussi marquant et mythique. La transition avec Locke est parfaite, comme pour marquer leur union (on se souviendra bien évidemment du passage dans le jeu qui marque la transition, lui aussi réussi). Encore une reprise qui sublime le thème original ! On est par contre déçu avec le Tina qui succède, trop mou, et à peine reconnaissable. Encore une transition brillante pour amener un Relm surboosté qui réussit à faire oublier la très moyenne version originale. De la cornemuse bien utilisée c’est si rare ! Voilà ensuite un Shadow très marquant, car l’instrumentalisation est totalement changée, il ne reste que le rythme de conservé. Puis, on reconnaît Strago, toujours aussi génial, surtout à 10 :20 où l’orchestre se déchaîne vraiment, j’adore ce thème !!
Succède une très longue transition (dans le jeu, c’est la fin des saynètes en noir et blanc et on revient sur l’airship) à consonance de Catastrophe extrêmement moyen. Après une minute nulle, on reconnaît quelques accords de Celes mêlés à du Tina, qui annoncent ensuite la reprise la plus magistrale de la piste : SETZER !! L’orchestration est GENIALE de bout en bout, on ne peut vraiment plus décoller de la musique. Particulièrement longue et réussie, cette reprise prouve que les développeurs adorent vraiment Setzer. Je ne vais pas faire mon cours sur ce personnage ici, mais il y a vraiment des tonnes d’indices disséminés dans le jeu et dans les interviews qui montrent que, vraiment, le perso qu’ils ont préféré créer, c’est bien lui !! 
Quelques accords de Tina viennent à nouveau se glisser, mais on est déçu car il n’y a pas de vraie reprise du thème phare de l’OST, à l’inverse de celui de l’Opening si réussi…
On finit bien sûr sur Final Fantasy  mais, au risque de vous surprendre, je n’aime vraiment pas cette reprise, loin de la perfection atteinte par FFIV puis surtout par FFIV DS qui constitue à mes yeux la meilleure version de ce thème. Ca reste bon bien sûr, mais un peu endormant…Trop lent.
Que dire en marge de cette critique descriptive ? Que cet Ending réussit bel et bien à faire une synthèse de toute l’OST, en nous proposant des reprises magistrales et qu’Uematsu réussit ici un coup de maître en résumant l’OST en une piste. Honnêtement, depuis plusieurs semaines, quand j’ai une vingtaine de minute devant moi, je me mets cet Ending, tout simplement… ****

16 – Prelude : Pas ma version préférée (mon choix va à FFIX) mais toujours aussi reposant. Qu’il est beau ce prélude ! **



Rédiger un bilan de quelques lignes sur cette OST…Autant essayer de faire une synthèse sur l’évolution de la politique française entre 1789 et 2010 de 5 lignes.
Trop de choses à dire, qui me viennent bien sûr dans n’importe quel ordre…Que dire qui serait autre chose qu’un énorme cirage de pompe du compositeur ? Eh bien je crois que j’ai trouvé : mon plus grand rêve à l’heure d’aujourd’hui, c’est que sorte un FFVI DS –ou même un FFVI sur Next Gen– juste pour pouvoir voir ce que donneraient le génie créateur d’Uematsu une fois bannies les contraintes techniques. 
On a pu voir ce que donnait Dancing Mad version Black Mage : probablement ce qui se fait de mieux en matière de VGM. 
Mais il y a fort à parier que cette nouvelle OST nous déçoive, car le mythe est tellement fort que l’on trouverait tout les reproches du monde (« la harpe entre 0.225 secondes trop tard, c’est nul ! ») . Non, définitivement, je pense que nous sommes face à l’OST ultime, le sans faute intégral, qui touche tous les domaines sans jamais échouer et qui a transcendé la VGM en lui donnait une aura mystique. S’il n’y a qu’une seule OST à posséder, c’est bien celle-ci !

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La critique de FFIX OST en ligne !  (Final Fantasy IX Original Sound Track) posté le vendredi 25 juin 2010 11:56

A lire dans la rubrique nouvellement créée ! 

Petite surprise, ce n'est pas moi qui la rédige, mais l'un de mes meilleurs amis, fan de FFIX sur l'éternel et nouveau converti à l'écriture de critique sur l'un des arts qu'il admire le plus : la VGM !

Je vous rassure tout de suite : c'est sa première et sa dernière, parce que je vous vois venir "Nan mais attend il a écrit TOUT CA ??". Son travail est très impressionnant et pour cause : il est musicien lui même, ce qui permet une approche tout à fait différente de la mienne qui ne sait qu'écouter la musique et non la jouer.

Florian a réussi à me faire apprécier (pas encore idolâtrer) cette OST et mieux encore : il m'a donné envie de jouer à FFIX pour découvrir ces musiques dans le jeu lui même. Un exploit dû à son style impeccable : je vous promets, sa critique se lit toute seule, non, se dévore comme de rien. On sent la passion du joueur et de l'auditeur qui se mêlent parfaitement dans ses mots. En plus rapidemment dit : allez là lire ! 



Les 3 pitstes par CD, choisies bien évidemment par Florian et non par moi : (je ne suis d'ailleurs pas d'accord avec lui si vous voulez savoir, mais ce n'est pas mon article :o )

Disque 1 : 
06 - Feel My Blade 
15 - Fake Love 
18 - Battle

Disque 2 : 
10 - Freya's Theme 
15 - Kuja's Theme 
16 - Mystery Sword

Disque 3 : 
02 - Rose of May 
08 - Eiko's Theme 
13 - Footsteps of Desire

Disque 4 : 
08 - Castle Where Time Froze ~ Pandemonium 
09 - You're not Alone ! 
12 - Assault of the White Dragons

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Critique : Baten Kaitos Origins Original Sound Track  (Baten Kaitos & Baten Kaitos II OST) posté le jeudi 20 mai 2010 21:55

Blog de tphi :RPG mania, Critique : Baten Kaitos Origins Original Sound Track

BATEN KAITOS ORIGINS Original Sound Track

Ah, ce BKO...probablement le jeu que je préfère, peut être encore mieux que le mythique Chrono Trigger. Un jeu poignant, marquant, et surtout soutenu par une OST fabuleuse qui explose toutes les autres compositions de Motoi Sakuraba. On retient surtout de cette OST The Valedictory Elegy, le battle theme normal qui représente à mes yeux le meilleur Battle Theme de tous les temps.

Cette OST m'émeut en plus d'un point, notamment grâce à la fabuleuse diversité de ces pistes qui sont pour la plupart de grandes réussites. A lire impérativement et (à écouter encore plus impérativement) à cette adresse : 

http://mrcroft.blog.jeuxvideo.com/1456993/Critique-Baten-Kaitos-Origins-Original-Soundtrack-BK-II-The-First-Wings-and-the-Heirs-of-God/


Les 3 pistes par CD (vous commencez à comprendre le principe ? Sinon, reportez vous à FFVI ou BK1)

Disque 1
01 – Le Ali del Principio
04 – The Valedictory Elegy
20 - The Boundary Between the Wind and the Earth

Disque 2
06 - The Broken Manas and My One and Only
09 – Raincloud
20 - Somaimaretsa

Disque 3
12 - The Peaceful Four Seasons I
15 - Bitter Enemies in the Same Boat
19 - The Beginning of the Unjust Journey and the Prelude to Betrayal



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Critique : End of Eternity / Resonance of Fate Original Sound Track  (Resonance of Fate Original Sound Track) posté le jeudi 08 juillet 2010 15:46

Blog de tphi :RPG mania, Critique : End of Eternity / Resonance of Fate Original Sound Track

Et voici le tout dernier travail de Motoi Sakuraba, j'ai nommé End of Eternity/Resonance of Fate OST ! 

Un travail d'une qualité assez hétérogène qui cumule les paradoxes et les bizarreries. Au final, sur 6CD et 120 pistes, il n'y en a qu'une dizaine à retenir...mais quelles 10 pistes ai-je envie de dire ! L'OST est composée par Sakuraba et Tanaka, et les deux ont fait un travail extrêmement différent mais cependant bien complémentaire. Saku nous a sorti l’orchestration électrifiée à la guitare et à la batterie tandis que Tanaka brandit fièrement pianos et violons pour nous faire réfléchir sur la condition humaine. Styles assez opposés non ?
Je vous invite vivement à lire la critique de l'OST disponible ici 

http://mrcroft.blog.jeuxvideo.com/r59821/Resonance-of-Fate/

pour vous faire un avis, en écoutant les morceaux les plus brillants. Pour vous faire une idée de l'hétérogénéité de l'OST, sachez déjà que grosso modo chaque piste est présente en 2 versions. Une fois qu’on sait qu’il n’y a plus que 60 pistes en réalité, vous comprendrez que sélectionner 3pistes fois 6CD n’a pas d’intérêt. Ca sera donc 3 pistes tous les deux CD, et voici mon jugement. Ecoutez les, vous ne serez pas déçus, ce sont 9 morceaux fabuleux qui méritent toute votre attention.


Disques 1 & 2
1-16 : Cardinal’s Manor (Tanaka)
1-21 : Irruption [A] (Sakuraba)
2-05 : Crank Seminary (Tanaka)

Disques 3 & 4
3-19 : Different Desire (Tanaka)
4-07 : Freud Remnants [A] (Sakuraba)
4-14 : Shoot it out [A] (Sakuraba)

Disques 5 & 6
5-17 : Outer Wall [A] (Sakuraba)
6-04 : Basilica [B] (Sakuraba)
6-11 : Battle to pay the Debt [A] (Sakuraba)

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