FINAL
FANTASY VI Original Sound
Version
FFVI…Quatre lettres qui suffisent à faire frémir
l’immense majorité des fans de JRPG. Si l’on y rajoute
O, S et T, vous faites baver l’intégralité des amateurs de
musiques de jeux vidéo.
Final Fantasy VI Original Sound Version…Nous y voilà donc.
Comment commencer la critique d’un tel mythe ? Ni plus ni
moins que le summum, l’apothéose de la musique de la Super
NES ? Comment décrire Uematsu, ce génie qui dompta de façon inouïe
le processeur sonore si complexe mais si puissant de la Super
Nintendo ? Cette OST constitue pour moi le sommet de l’art
musical du jeu vidéo, toute époque confondue, vous comprenez donc
qu’il va m’être particulièrement difficile de faire
preuve d’esprit critique et non de me contenter
d’écrire « OMG C’EST TROP BEAU C’EST ULTIME 20/20
!!!!!! ».
Mais non ne vous méprenez pas cher lecteur, la critique qui va
suivre tentera d’être la plus objective possible, car chaque
piste de cette OST mérite qu’on s’y arrête tellement
elle est unique et sensible. Je frémis en insérant le premier CD et
en voyant Winamp m’annoncer qu’il va maintenant jouer
précisément 58 minutes et 43 secondes de pur bonheur. C’est
parti…
Disque 1
01 – Opening Theme : On commence donc cette
OST par ce morceau en 3 parties bien distinctes. A savoir
d’ailleurs que dans le jeu, ces 3 morceaux sont séparés et
donc qu’ils ne constituent pas réellement un tout
concret.
L’ouverture de cette piste est concrétisée par cet orgue
mythique qui joue son si célèbre crescendo. En 3 secondes,
n’importe quel fan vous hurlera « Mais c’est
l’Opening de FFVI ! » et oui c’est bien lui, le seul,
l’unique. Vient ensuite pour la première fois le thème de
l’apocalypse qui sera notamment dans Dancing Mad et qui
accompagne la présentation du scénario du jeu. Toujours aussi
marquant à l’orgue puis aux vents. Mais c’est surtout
vers l’ultime partie qu’on se tournera. La musique
choisie pour les crédits d’ouverture du jeu n’est autre
que le Tina’s Theme, dans une reprise très lente et très
réussie. On sent déjà ici le talent et la puissance suprême
d’Uematsu et de sa flûte de pan qui va tant nous faire rêver
tout au long de cette OST… ****
02 - The Mines of Narshe : Ce Town Theme joué de
manière inquiétante à l’orgue et aux cuivres me laisse
définitivement indifférent. Le rythme des quelques notes reprises
de façon répétitives et les claquements de doigts par-dessus
n’ont pas vraiment un grand intêret. Très moyen (je vous
rassure, c’est l’une des seules pistes sur lequel je
suis aussi mitigé !). **
03 – Awakening :
Aaaaaaaaaaaaaaaaaah…Awakenig…Ce thème m’a
principalement marqué en tant que premier et très épisodique thème
de World Map. Je suis resté là, entre Narshe et Figaro durant de
longues minutes à écouter cette mélodie divine. Ce n’est pas
encore le Tina’s Theme, non, c’est simplement une
reprise un brin moins réussie que celle de l’Opening, encore
plus lente et surtout qui abandonne quasiment la flûte de pan pour
se concentrer que les sons de Piano. Ca reste extraordinaire, mais
rien de semblable à une certaine piste 01 du CD2…On y
viendra. ***
04 – Locke : J’aime beaucoup ce
thème. Malgré un début un peu pompeux, le rythme très soutenu et
surtout le déchaînement du synthé de manière rythmée par les
cuivres dès 0:27 me laisse rêveur. Peut être parce que ça me
rappelle (vaguement) Edgar and Sabin qui arrive peu après,
qui sait… **
05 – Battle Theme : Argh. Non pas argh
“quel massacre c’est nul”. Bien au contraire :
argh, mais comment vais-je justifier le fait que je considère ce
Battle comme le meilleur de tout la saga FF ? Je vais en surprendre
un certain nombre je sens, mais ce Battle représente à mes yeux
l’une des meilleures mélodies jamais inventée pour
accompagner ces combats frénétiques et rapides en 2D que nous offre
FFVI. Largement au dessus des autres thèmes de combat des FF
précédants, cette mélodie en jette par son rythme absolument
diabolique.
Car oui dans ce jeu, les combats sont courts et intenses.
Exactement comme la musique brillante qui les accompagne.
L’introduction classique est jouée à une vitesse effrénée et
de manière plus grave que jamais, pour mieux enchaîner sur une
mélodie extrêmement simple mais fantastiquement rythmée. La boucle
principale dure à peine 50 secondes, boucle qui est elle-même
subdivisée en deux fois 25 secondes quasi-identiques. Vous
l’aurez compris : le rythme est frénétique. La mélodie vous
est martelée sans cesse dans vos oreilles, gravée au fer rouge dans
votre cerveau. Et c’en est génial : je n’oublierais
jamais cette mélodie si marquante ! ***
06 – Fanfare : Sans
surprise, cette version du Victory ! des FF est
l’une des plus réussies de la saga, si ce n’est la plus
réussie. Standing ovation pour Uemat…euh…non attendez
on est encore très loin du niveau qui va être atteint dans les deux
pistes suivantes, donc je garde ma blague sur le standing ovation
pour après ! ****
07 – Edgar and Sabin : Comment peut on créer
un thème de perso aussi réussi ? Sérieusement ? C’est de la
bombe nucléaire boostée au nitrochlorosulfate de potassium !
C’est dément, fabuleux, unique, démesuré…Euh oui
démesuré me semble bien adapté. Allez, on tente de
s’accrocher, d’outrepasser ses sentiments et de livrer
une petite analyse : la réussite majeure de cette piste est due à
la façon dont elle est jouée : soutenue par un rythme extrêmement
régulier quoique plutôt lent, les différents instruments se
déchaînent de manière très calculée : chaque sonorité précise
revient à SA seconde bien précise, et donne un rythme
particulièrement mémorable à la mélodie globale jouée avec brio par
un synthé imitant un corps de vents et de cuivres, rien que ça !
Non franchement, j’adore, je suis aux anges. ****
08 – Kefka : Mais quel est donc ce goût
salé que je sens sur ma langue ? Seraient-ce…des larmes ?
Mais oui, je pleure de joie en écoutant la meilleure musique de
méchant qui ait jamais été créée. Autant y aller franchement :
prise dans n’importe quelle autre OST, Kefka serait
la meilleure piste de l’album. Bon j’y vais un peu
fort, mais vous saisissez l’idée : cette mélodie est
absolument FABULEUSE. Ouverte de façon surprenante par quelques
notes qui semblent jouer n’importe quoi, la mélodie
s’installe à 0 :20 et va crescendo vers un mélange fabuleux
de sérieux et de cirque. L’apothéose est rapidement atteinte,
dès 0 :35, et c’est cela qui fait toute la force ce cette
musique : avoir réussi à installer une mélodie qui va crescendo
mais rapidement vers son but ultime : la folie totale. Comme Kefka,
cette musique est totalement folle, défie toute les lois de la VGM
et restera à jamais gravée dans mon âme. Au niveau du « rythme
endiablé qui porte à lui tout seul la musique », je ne trouverais
jamais meilleur exemple. Standing ovation pour Uematsu ! Ah,
comment ? Si toutes les personnes qui idolâtraient cette musique
sautaient en même temps, les villes du monde s’effondreraient
? Excusez moi, je ne savais pas... ****
09 – Mt. Koltz : Mmm..un brin trop classique
pour cette musique de Donjon. Rien de vraiment marquant si ce
n’est la surprenante intrusion de flûte à certains moments.
*
10 – Returners : Mais diantre…quel
rythme ! Mais quel rythme ! Encore une fois, la mélodie est banale
mais elle est jouée à un rythme vraiment génial qui la sublime. Ce
sont les quelques accords de trompette tout au long de la piste qui
lui confèrent cette aura héroïque dont la piste a totalement
besoin. J’ai l’impression qu’aujourd’hui
les compositeurs ne savent plus trouver le rythme juste alors
qu’ils ont à leur disposition des orchestres entiers. A
l’époque de la SNES, était-ce plus simple ? **
11 – Shadow : Les instruments utilisés ici
sont totalement dépaysants. La « gratte » extrêmement grave et
électrique est vite reléguée en arrière plan et relayée par une
mélodie, sifflante façon Western, totalement subjuguante. Ici
encore on voit l’intérêt du rythme donné par la gratte en
arrière plan qui donne un enchaînement de sons naturels. Je tiens
quand même à m’expliquer ici : c’est la première fois
que je commente une OST non orchestrale, et j’essaie donc
avec vous de décrypter les secrets de la réussite des mélodies 16
Bits de l’époque Super NES. Comme le disait Leibniz : «
c’est en parlant avec vous, lecteur, que j’arrive à
percer les secrets de l’existence. » Eh bien c’est
finalement moins compliqué que je ne le pensais de percer les
secrets d’Uematsu… Ou bien peut être me méprends-je
totalement ? ****
12 - Troops March on : Nous voilà dans le
brouillard pour 2 pistes, et c’est suffisamment rare pour
être signalé. Et encore, brouillard…ce thème à consonance
impériale est pas mal, peut être un brin trop excessif et un
tantinet décevant au niveau du son (trop sourd). *
13 – Cyan : Pourquoi cette piste
sonne-t-elle aussi sourd, et avec un espèce d’écho ?
C’est dommage, car la mélodie, archi typée Samouraï Japonais
et plus héroïque que l’intégrale des films de James Cameron
n’est pas trop mal. On garde juste en mémoire un passage
mythique à Doma lors de la quête de Sabin…Bon, on
passe… **
14 - The Unforgiven : Un Hurry-Up réussi
? Laissez moi rire vous aurais-je répondu il n’y a pas si
longtemps. Eh bien…cette piste réussit brillamment son pari.
Extrêmement précipitée et classique, elle n’en reste pas
moins réussie, surtout au niveau de l’introduction,
marquante. La suite était malheureusement un peu pompeuse. Mais la
piste ne dure que une minute vingt, encore une réussite de cet
album : les pistes qui doivent être courtes le sont ! Au-delà, on
se lasserait, mais là non ! ***
15 – The Phantom Forest : Heu…que
dire là ? Je vois mal comment faire une musique meilleure que celle
là pour accompagner une forêt fantôme et n’importe quel
donjon un brin effrayant. C’est juste…brillant, once
again. Les quelques chœurs sont placés à la perfection, et
les hululements au dessus des quelques notes de piano accompagnant
les sifflements s’agencent dans un tout parfait, une musique
démente, inquiétante et mystique. A la fois. Je pourrais rajouter
des pages et des tartines d’éloges sur cette piste, mais
j’en garde quelques unes pour la suivantes…ça devrait
servir. ****
16 – The Phantom Train : Probablement la
meilleure piste du CD1. C’est pas très objectif, encore moins
très travaillé, comme accroche, mais c’est l’idée qui
compte.
Accompagnant ce qui est selon moi la scène la plus mythique du jeu,
cette musique en impose vraiment. De par sa conception géniale déjà
: en ouverture, une mélodie jouée faiblement mais de manière
constante, tandis que l’on entend le bruit du train sur les
rails, qui s’éloignent progressivement du quai. Départ
immédiat pour la terre d’où l’on ne retourne
plus…et dès que s’en est allé le dernier bruit de rail
est lancée une mélodie poignante et puissante. Joué majoritairement
de manière soutenue par « l’instrument » classique de la VGM
16 bits, elle est reprise de manière plus diabolique à
l’orgue pour retomber enfin et lancer la boucle. Cette
reprise est d’ailleurs très calme, c’est
l’apaisement au milieu du cauchemar…et revoilà
l’espèce d’orgue du démon. C’est…parfait.
Magique, sublime, extraordinaire, inhumain, et ici s’arrêtera
la liste de qualificatifs car je risquerais de vous pomper
légèrement. On passe à la suite ? Ah non d’abord je réécoute
la piste. Pour la huitième fois d’affilée. ****
17 – Wild West : La musique du Veldt est
vraiment originale et dépaysante. Ce sont les percussions
–très cliché des tribus reculées- qui rythment la mélodie peu
commune composée d’un ensemble assez saisissant de vents. On
reconnaît par moment Rhythm of Wind, Sky and Earth de
Chrono Trigger, c’estdire à quel point c’est cliché.
Mais elle est si prenante en jeu ! ***
18 – Gau : Je n’aime pas vraiment
ce thème et ses sons grinçants. Le vibrato utilisé à certains
moments est fort sympathique, mais c’est surtout la dernière
partie (qui ressemble énormément à Celes) qui sauve la
mise en proposant quelque chose de plus classique au violon
(synthétisé bien sûr, mais avec brio encore une fois par le
Maître). ***
19 - The Serpent Trench :
Heu…c’est totalement nul ??! On m’a remis une
piste du CD3 de Tales of Vesperia OST ? Totalement soûlante, la
mélodie se paie même le luxe d’être répétitive. Il va
VRAIMENT falloir m’expliquer en quoi cette mélodie peut
accompagner le Château d’Odin, lieu tragique de la Guerre des
Magi. Ecoutez cette musique puis imaginez vous ledit château et
ladite Guerre des Magi. Oui, ça colle pas. Poubelle (ah, ça me
manquait de dire ça :D ). -
20 - Kids Run Through the City
: Harmonie. Tel est le maître mot qui dirige ce Town Theme. Chaque
son est à sa place dans cette sublime ode à la joie et à la paix.
Les enfants courent dans la ville, le monde est heureux, et en
paix. Cette musique définit a elle toute seule le monde de paix
régnant depuis mille ans. Le secret de cette absolue réussite
réside vraiment dans l’instrumentation à la flûte et à la
longueur particulière de la piste : trois minutes quarante, ce
n’est pas banal, et il n’y a bel et bien que deux
loops. Cela fait une mélodie principale de 1:40, et c’est
admirable tant les sons y sont variés et la progression continue.
Vous remarquerez que je ne me suis pas emporté dans ce paragraphe
et n’ai pas sorti les points d’exclamation par dizaine
: c’est normal, je respecte le ton de la piste. Harmonie.
****
21 - Under Martial Law : Pour bien marquer le
contraste avec le monde de paix, ce town thème des villes occupées
a été placé juste après Kids Run Through the City. Et
c’est parfait car ici, on dessine déjà le monde déchiré que
veut faire naître Kefka. Le thème est intriguant tout du long et
surtout très inquiétant dès le début. Cette ouverture calme ne
laisse rien présager de bon, et la mélodie principale vient
confirmer cette impression d’angoisse : la musique est
sourde, posée, et surtout immuable : l’empire détient la
ville, et tout doit y être parfait, rien ne doit bouger (la
métaphore est peut être un peu hasardeuse ?). D’où
l’intérêt du ton calme qui sublime bien mieux la piste que ne
l’aurait fait un rythme effréné, Moi je ne sais plus que dire
face à tant de talent. **
22 – Celes : On a donné à l’un des
meilleurs persos du jeu une musique à sa hauteur. Celes
est sublime en tout point, de son introduction qui laisse planer le
mystère à son dénouement harmonieux et extrêmement marquant. On
oublie souvent le thème de Celes à cause de Aria de Mezzo
Carattere qui le reprend et le sublime, mais la version
originale ne lui est pas inférieure : les grelots et le son du
synthé en mode « quelque chose entre l’orgue –puissant
et majestueux– et le violon –noble et harmonieux–
» confèrent à cette piste une aura unique. Merci vraiment de me
donner de telles merveilles à commenter. ****
23 – Save Them! : Même le deuxième hurry
up du jeu se paye le génie du compositeur. C’est encore une
fois superbement réussis, avec quelques accords du Tina’s
Theme glissés adroitement de manière rapide et enjouée ! ***
24 – The Decisive Battle : Toujours plus
haut, tel semble être le crédo du compositeur pour cette OST. Ce
Boss Battle est génial, diaboliquement dynamique et surtout marqué
par son ouverture qui mérite de passer à la postérité tant son
agencement est digne de louanges. C’est presque un morceau de
rock que nous joue Uematsu : on peut battre la mélodie en suivant
la grosse caisse qui la rythme de façon discontinue : rapide à
certains moments, plus posée à d’autres, elle donne à elle
seule un tempo effréné et pourtant toujours cohérent.
Chapeau… ****
25 – Metamorphasis : Qu’est ce que
vient faire ce machin entre The Decisive Battle et le
Tina’s Theme ? On dirait une reprise plus lente et plus
pompeuse d’un Catastrophe qui ne présente strictement aucun
intérêt…S’rait p’tet temps de changer de CD pour
passer au morceau que j’attends en trépignant depuis le début
de cette critique ? *
Disque 2
01 – Tina : Autant le dire
franchement : je n’aime pas le Tina’s
Theme…
Ah ah vous y avez cru hein ? Bon cette plaisanterie était nulle,
mais c’est particulièrement difficile de débuter la critique
d’une pièce maîtresse telle que celle là, digne de toutes les
éloges possibles…Ce monument de la VGM ne mérite pas
seulement son titre de meilleure piste de l’OST mais bel et
bien celui du meilleur thème de World Map jamais créé, tout
simplement. Quand j’entends la flûte de pan
d’Uematsu-san qui vient se glisser habilement à mon oreille
trépignante par le biais d’une oscillation aussi hésitante
qu’insolente, je tombe de ma chaise. A chaque fois. Sommet du
sommet de l’utilisation du processeur sonore de la SNES,
cette piste prouve que l’on est un génie si, et seulement si
on arrive à obtenir une telle variété de sons. Le Tina’s
Theme est renversant en tout point, de par son rythme lent et
harmonieux, de par ses instruments originaux et majestueux et de
par l’émotion qu’il dégage lorsqu’on pense au
compositeur si talentueux (vous avez vu, je fais des rimes
!).
Dorénavant et pour le reste de la critique, il conviendra de parler
Du Maître, Le Talentueux Compositeur, Celui qui mérite tous les
respects et dont La musique mérite tous mes éloges, moi, petit
vermisseau infime qui n’est bon qu’à baver devant Son
travail. Dans Son immensité, Il m’a donné l’honneur de
commenter le Tina’s Theme, et je ne saurais jamais assez
comment Le remercier. Merci, Maître… *****
02 – Coin Song : On reprend doucement ses
esprits sur cette douce mélodie aux consonances mélancoliques et
tristes. Bon je vois rassure, Uematsu redevient un simple être
humain et je vais parler de lui sans majuscule (ça serait énervant
au bout d’un moment
.
Dans Coin Song, on retrouve un son sifflant,
mélodramatique qui sera très utilisé dans le reste de
l’OST…et cette piste présente probablement la moins
bonne utilisation de ces sons, dommage. Ca reste bien sûr une
reprise très sympathique d’Egdar and Sabin !
***
03 - Techno de Chocobo : Chocobo ! C’est bel
et bien une voix robotisée façon techno qui nous annonce le nom de
l’animal que nous chevauchons (au cas où on sache pas). Mine
de rien, c’était les toutes premières utilisations de voix
dans la VGM, tout comme Dancing Mad présentera les tous premiers
chœurs…que d’émotions !
Ici, la mélodie est fort sympathique, le thème est repris de façon
‘techno’ avec des hululements, des sifflements, et des
sons bien délirants…je dis pourquoi pas ! ***
04 – Forever Rachel ! :
Voilà LA piste triste de l’OST, l’une de celle dont je
vous parlait dans Coin Song. Et la plus brillante ! La mélodie est
à en pleurer tellement elle est belle, sensible, charmante ! Les
crescendos et decrescendos donnent une consonance réellement
tragique, dramatique à la musique À l’inverse du thème de
Locke dont la musique s’inspire, tout est calme et posé ici,
ça contraste ! On est très loin d’un The Broken Mana and
my One and Only (BKO) en terme d’émotions transportées,
mais c’est pas mal ! ***
05 – Slam Shuffle : Zozo…une ville
absolument géniale, assortie d’une musique encore plus
géniale. Ne cassez pas vos enceintes : le grésillement en arrière
plan est parfaitement voulu : il marque à la fois la pluie qui
tombe et l’idée de brouillage total qui sévit à Zozo : vous
n’avez plus aucun repère, et vous ne pouvez pas vous enfuir
!
La mélodie en elle-même fait très pub mal famé des années 20 à
Chicago, dans des consonances totalement dépaysantes et
surtout…inquiétantes ! Et drôle quand même, parce que la
musique n’est vraiment ni sérieuse ni crédible. Mais
qu’est ce qu’on adore l’écouter ! ****
06 – Spinach Rag : En toute franchise, je
saute quasiment tout le temps cette piste lorsque j’écoute
l’OST car j’ai trop hâte d’écouter la bombe
atomique qui suit…mais cette petite musique d’ambiance
est bien mignonne, jouée sur un ton rapide et marrant. Les notes de
piano se succèdent dans la joie et l’allégresse qui précède
le début d’une représentation qu’on attend au
tournant… ****
07 – Overture : Dans FFVI, il y a le
Tina’s Theme. Il y a le Train Fantôme. Il y a Dancing Mad. Et
il y a surtout le pilier majeur de l’OST, l’une des
pistes qui a démocratisé la VGM, qui accompagne un monument de
l’histoire vidéoludique : L’Opéra. Quand j’ai
fait FFVI, je trépignais d’impatience, je n’attendais
qu’une chose : cet Opéra. Je vous laisse imaginer à quel
point je ne pus contenir ma joie quand un PNJ me dit à Jidoor : «
Vous devriez aller voir le Manager de l’Opéra, il pourra vous
aider. » Alors nous y étions, enfin. RAH MAIS QUE C’ÉTAIT
BEAU ! Pour la petite histoire, j’étais tellement ébahi par
cette musique qui délectait mes tympans que j’en ai oublié de
choisir les paroles de Celes, la première fois que j’ai fait
la scène. Véridique.
Mais cessons de parler de mes expériences vidéoludiques et parlons
de ce qui rend cette scène magistrale : sa musique. Et alors là je
vais vous poser une question toute simple : que vais-je pouvoir
dire de plus que tout ce qui a déjà été dit ? J’ai été sidéré
par le nombre d’articles complets détaillant cette Opéra et
sa musique. Il va être dur de tenter une approche
originale…Donc voilà, l’Ouverture de Overture
est bien sûr magistrale, avec un orgue dantesque qui nous joue une
introduction poignante. Les quelques notes de piano répétées
rapidement qui suivent contrastent vraiment avec la puissance de
l’orgue entendu précédemment…Mais le corps
d’instruments qui va se mettre en place juste après nous
prouve bien que l’on est toujours dans un Opéra : on devine
des violons, des cymbales, tout çà en 16 Bits ! Il ne manquerait
plus que les chanteurs bien sûr, mais c’est impossible en 16
Bits…
…
Attendez, ils l’ont fait. Ou devrais-je dire IL l’a
fait. Mesdames et messieurs, pour l’une des premières fois
dans l’histoire de la VGM, voici des voix plus élaborées que
des chœurs : des véritables voix qui « meumeument » (tout
droits réservés à l’Âne) la mélodie. Draco, une voix grave,
un vrai baryton qui s’impose de manière absolument
déconcertante. Le rendu est un peu ridicule, mais on s’en
fiche, c’est si beau ! C’est si unique !! C’est
un moment qu’on aurait aimé vivre en 1994, mais on n’a
pas le temps d’y réfléchir, déjà l’orchestre se remet
en place. Il nous joue de nouveau une véritable symphonie dont on
retiendra surtout un final tout bonnement mémorable avec des sons
de violons joués en montante descendante très rapide. C’est
très simple : quand je ferme les yeux à ce moment, je vois et je
sens les sons qui décrivent un cercle parfait tant la mélodie est
harmonieuse. Je ne peux m’empêcher de siffler cette mélodie
si guillerette…et c’est déjà fini. Je suis
impressionné de la quantité que j’ai écrite sur cet
Overture, mais attaquons nous maintenant au plat de
résistance. ****
08 - Aria de Mezzo Carattere : Cette piste est
vraiment le point central de cette OST. Non seulement c’est
le milieu du CD du milieu, mais c’est surtout probablement LE
morceau qu’on nomme si on ne doit en citer qu’un
seul.
Le solo de Celes. LE solo de Maria plutôt ! ! Si tout commence de
manière très calme (à l’inverse du thème de Celes),
c’est au bout de 50s que les instruments se donnent au
maximum et que Celes hausse la voix pour accompagner magistralement
son thème joué de façon orchestrale. En un mot : mythique, tout
simplement. La « voix » est plutôt un gémissement amplifié, mais
c’est cela qui donne tout son charme à Aria de Mezzo
: quelle claque ! Et l’instrumentation n’est pas du
tout délaissée : l’orchestre nous joue vraiment une version
poignante du fabuleux thème de Celes accompagnée par une harpe. Le
mythe persistera jusqu’à la fin des temps car même 16 ans
après, cette piste en jette toujours autant. 1994…essayez
d’imaginez ce que ça devait être en 1994…Ce jeu avait
vraiment 10 ans d’avance sur son temps. ****
09 - The Wedding Waltz-Duel : On commence ce
troisième mouvement par un véritable bal, avec la musique
orchestrale qui va naturellement avec. Il n’y a rien à
redire, c’est impeccablement retranscrit : de la vraie
musique digne des grands bals (on dit pas des baux ? XD) de
l’ancienne noblesse. Vient ensuite l’élément
perturbateur : les instruments se déchaînent, annonçant la rupture
du bal de manière très poignante. Suite à ces événements, les voix
déchirées se font de nouveau entendre : les 3 protagonistes, Maria,
Draco et le nouveau venu : l’Empereur s’affrontent en
donnant toute leur voix : nous avons un ténor, un baryton et une
soprano qui défendent leurs intérêts par le chant, comme dans les
grands Opéras. Quel coup de maître ! En écoutant pour la première
fois l’Opéra (c'est-à-dire dans le jeu, j’avais
toujours résisté à la tentation de l’écouter avant), je me
demandais s’ils allaient oser de scénariser LE point central
de tout Opéra : l’affrontement par le chant. C’est une
réussite sans faille ! On finit par une musique très tragique, le
destin résonne, rien ne semble plus possible dorénavant…mais
que va-t-il se passer ? Encore une fois, l’orchestre est
admirable dans son interprétation de la musique d’Opéra. En
deux lettres et de manière très hype, voilà ce qui résume ma
pensée, monsieur Uematsu : GG. ***
10 – Grand Finale : C’est bien sûr
personnel, mais je n’aime pas vraiment ce grand final qui
fait tache au milieu de cet Opéra. La musique est super répétitive
et c’est un Battle Theme plus que moyen qui se joue ici. On
dirait de la...musique espagnole de corrida…Bien sûr, on a
toujours l’orchestre qui reste impressionnant, mais ça manque
de je ne sais quoi…bref, ce n’est rien qu’une
fausse note dans une composition parfaite. Va-t-on se plaindre si
la cerise qui orne un gigantesque et délicieux gâteau est fade ?
*
11 – Setzer : Encore un thème de perso G É N
I A L (et je pèse mes mots), ça ne veut décidemment pas
s’arrêter, c’est dingue !! Setzer est un thème
brillant, qui innove de la première à la dernière seconde et qui
surprend à chaque instant. La mélodie principale est maintenue tout
du long, au début il n’y a qu’elle, puis elle
s’efface de plus en plus et reste en arrière plan, complétée
par un déchaînement d’instruments fous qui donne la mélodie
la plus dynamique jamais composée, une ode au bonheur et à la joie
de vivre, à l'image de Setzer, qui mettra inlassablement un sourire
sur vos lèvres ! Je VEUX que Uematsu fasse une nouvelle OST de
cette trempe, MAINTENANT !!!!!! ***
12 – Johnny. C. Bad : Après 11 pistes
consécutives à hurler ma joie et mon amour, je peux enfin me
reposer ! Voici donc en n°12 la première piste très moyenne. Ah, ya
peu d’OST qui propose ça hein ? Bref, bien peu
d’intérêt ici…du moins, c'est ce que je pensais il y a
un an. Mais non, cette musique est excellente ! ***
13 – The Empire Gestahl :
Vector….l’Empire…Nouvelle reprise du thème de
l’apocalypse au début, puis mélodie bien évidemment très
impériale, qui en impose, à l’orgue et aux sons très
angoissants (pas encore de chœurs !). Le sommet de la piste
est bien sur atteint à 1 :10 avec l’intrusion des trompettes
qui confèrent à la ville une aura encore plus mystérieuse et
angoissante…Vector…c’est avant tout une
ambiance, cette ville. Une ambiance marquante, qui me restera à
jamais en tête, et ce principalement grâce à cette musique !
*
14 – Devil’s Lab : Encore une
excellente piste…autant dire que ça contraste vraiment après
Vesperia !! Ce thème de donjon, en plus d’être super novateur
est absolument génial, bourré de sonorités improbables et pourtant
donnant un tout cohérent. C’est toutes les machines qui
travaillent en cohésion : des marteaux cognent le fer, des
souffleries sifflent, et la mélodie par-dessus suit parfaitement le
rythme ! ****
15 – Blackjack : Vous surprendrais-je si je
vous disais que le Airship est fabuleux ? Quelque peu inspiré du
thème de Setzer, il nous propose une mélodie classique mais
dynamique à souhait ! Ce sont surtout les passages juste avant la
boucle qui sont géniaux, avec cette espèce de trompette qui nous
offre des sons purement jouissifs ! Encore une réussite de cette
OST ! ***
16 - ?? : Musique sans queue ni tête, ??
se présente comme un thème des événements improbables très réussi.
Les hululements de chouettes à la Mysidia (FFIV) sont
réutilisés pour donner le tempo de la musique, et les sons
s’enchaînent de manière très drôle. Vraiment LA musique pour
les situations comiques ! *
17 – Mog : Encore un excellent thème de
perso, on ne s’arrêtera définitivement jamais. Les sons
ressemblent quelques peu à la piste précédente, mais c’est
surtout l’ambiance festive et délirante que l’on
retient dans ce morceau, dont la boucle est extrêmement courte
(40s) mais qui parvient réellement à nous arracher un sourire à
chaque fois que on l’entend ! La magie du compositeur bien
sûr ! ***
18 – Strago : Encore un thème de
pers…bon vous avez compris. Sur un rythme totalement
atypique basé sur un instrument qui s’apparente à un mélange
improbable de flûte et de trompette, la piste se démarque vraiment
du reste des thèmes « marrants » de l’OST : ici, ça reste un
peu plus sérieux mais toujours de sorte à nous mettre le sourire
aux lèvres. De bout en bout, la mélodie nous surprend avec ses
passages incroyables et variés. A vrai dire, on dirait qu’il
n’y a pas de cohésion réelle entre les différents morceaux
qui composent la musique, et pourtant, le tout rend incroyablement
bien !! A écouter impérativement à tête reposée, vous verrez,
c’est génial ! **
19 – Relm : Bon, il fallait bien que ce
moment arrive : voilà un thème de perso que je n’aime pas. Je
ne supporte pas cette cornemuse horriblement mal synthétisée qui
m’écorche les oreilles et ces sons suraigus qui donnent envie
de couper le fil de mes écouteurs !! *
20 - Another World of Beasts : On retourne dans
les thèmes de donjon à consonance mélancolique, fatidique je dirais
même. Alors ici un constat s’impose : la version SNES de
cette piste est à la limite de l’inaudible à cause des sons
bien trop aigus. A l’inverse, j’adore voire même
j’idolâtre la version GBA qui sublime la piste en utilisant
une tonalité moins aiguë et plus crédible. Dans ce cas, la piste
évoque vraiment le destin immuable et les catastrophes que sous
entend la traversée de ce donjon (ceux qui ont fait le jeu
comprendront). ***
Disque 3 :
01 – New Continent : Crévindjou, que cette
piste est nulle ! Pompeuse de la première à la dernière seconde
avec ses sons insupportables et qui vous perforent les tympans, il
n’y a rien à sauver là dedans. *
02 – Catastrophe : Les trois
statues…Ah, ces trois statues…Ce thème aurait
d’ailleurs dû s’appeler ainsi et non
Catastrophe car ce nom ne lui sied définitivement pas.
Ici, on reconnaît la mélodie récurrente de fin du monde dans sa
version la plus majestueuse (mieux que celle de Dancing Mad !),
probablement car elle est à toujours rattachée dans nos esprits à
l’une des plus belle scène du jeu. L’orgue se donne
entièrement pour cette mélodie lente mais pleine de sens : le monde
est vraiment au bord du gouffre, le suspense est à son
comble…Vraiment, cette musique reste très importante à mon
cœur dans le jeu ! **
03 - The Fierce Battle : Uematsu avait-il pensé
que ce deuxième Boss Battle ne faisait pas le poids face à The
Decisive Battle ? Vu que cette musique n’est utilisée
que 4 fois dans le jeu, on pourrait penser que oui. Pourtant, cette
piste est très bonne, notamment à partir de 0 :50 où l’on
rentre dans un ton super héroïque voire chevaleresque juste avant
la reprise. On sous évalue souvent cette musique à mon goût, alors
qu’elle mérite vraiment des éloges.
Ce qui fait le charme de cette piste est son caractère surréaliste
assez prononcé : en réalité, on constate que la piste est un
enchaînement de minis thèmes qui sonnent comme un Hurry Up
classique mais qui, mis bout à bout, donnent une musique frénétique
et vraiment surréaliste (je sais je me répète, mais c’est
l’idée : surréaliste !). Quoi qu’il en soit, moi je
milite pour la réhabilitation de The Fierce Battle ! Allez
les Black Mages, une reprise !! (pour ceux qui voudraient entendre
un très bon remix de la piste, je vous conseille la version
de Dissidia). ****
04 - Rest in Peace : Un très moyen thème de Game
Over…Rien à dire… *
05 – Dark World : Mazette, quelle ambiance !
Si vous avez joué à Chrono Trigger, vous devriez vous rappeler
cette phrase cultissime : « Le vent sombre se
lamente…l’un de vous mourra bientôt… ». Ici, on
a une magnifique interprétation musicale d’un vent sombre se
lamentant ! L’orgue joue de manière extrêmement grave
par-dessus le son désespéré du vent. Franchement, pour caractériser
un monde ravagé, c’est la musique parfaite ! *
06 - The Day After : Mais où le maître va-t-il
chercher une telle inspiration pour ses thèmes à consonance triste
? Ici encore dans ce Town Theme des villes détruites, c’est
un océan de larme et de tristesse qui s’abat sur nous. Nous
tympans sont vraiment submergés de cette aura fataliste : le destin
a tout détruit. Quels espoirs peuvent rester quand on entend une
telle musique ? A quoi bon ? A quoi bon lutter ? Ce sont exactement
les mots qui me viennent en entendant cette piste. Encore une fois,
la musique sert parfaitement le scénario du jeu.
Pour ce qui est de la musique elle-même et non des sentiments
qu’elle me procure, elle est jouée à la flûte, en abusant
bien du vibrato qui confère le ton fataliste, et accompagnée bien
sûr de quelques cuivres très légers qui renforcent comme il se doit
le thème. Magnifique. Et ce n’est rien comparé à ce qui nous
attend là, juste après. ***
07 - Searching for Friends : Que sens-je, que
m’arrive-t-il ? Pourquoi le monde entier s’efface-t-il
autour de moi quand le doux son des basses vient titiller mon
oreille ? C’est mon cerveau qui se déconnecte entièrement de
toutes ses fonctions autre que l’écoute, tout simplement.
Oui, quand j’entends cette piste, il n’y a plus rien
d’autre qui compte : Searching for Friends est le
deuxième thème de map, et il réussit l’exploit d’être à
mes yeux le seul thème aussi bon que…le Tina’s
Theme.
Les mots me manquent quand je veux caractériser cette piste.
Comment retranscrire en une critique les sons les plus divins
jamais sortis d’un processeur Super NES ? Je vous le dit tout
de suite cher lecteur : vous ne pouvez pas lire cette critique sans
écouter la musique en même temps. Allez, mettez votre OST que vous
avez forcément sur votre disque dur où en CD, et prenez la piste 07
du disque 3. C’est un préalable indispensable avant de
poursuivre votre lecture.
Maintenant fermez les yeux. Bon OK, vous ne pourrez plus lire ce
que j’écris mais c’est l’intention qui compte.
Libérez donc votre esprit comme dirait Yoda, et admirez la
perfection orchestrale composée par Nobuo. On retrouve ici une
sorte de flûte de pan comme dans le Tina’s Theme, et aussi un
ensemble de basses absolument divin. Vers 0 :50, ce sont mêmes des
chœurs que l’on croirait entendre alors qu’il
n’y en a pas : c’est juste la perfection atteinte de
l’instrument. La mélodie principale semble voguer dans nos
esprits si l’on ferme les yeux. Moi, quand je clos mes
paupières, je sens mon fauteuil tourner. Je me sens emporté par la
musique comme jamais. Je crois voir tout autour de moi le monde
bouger dans un cercle parfait, je sens comme une bise qui souffle
sur mes cheveux. Tout ça en une piste, c’est
possible.
Je ne sais pas si vous le savez, mais si on extrait les musiques
directement du jeu, on les obtient en format natif SNES (le spc),
et on peut programmer autant de loops que l’on veut à jouer.
Mon Searching for Friends dure donc 8 minutes, et je ne
m’en lasse jamais. Jamais la musique ne devient ennuyeuse, et
elle parvient encore et toujours à me surprendre.
Je parlais dans la piste précédente d’une absence totale
d’espoir : c’est ici l’inverse, on déborde
d’espoir en entendant cette musique !! Encore une fois, la
musique sied à merveille au scénario : entendre simplement cette
musique redonne confiance et nous fait prendre conscience que
sauver le monde n’a rien d’une chimère illusoire : tout
est possible avec nos amis. Transportée d’émotion, cette
musique est vraiment unique en son genre : je n’ai –a
ma connaissance– jamais réentendu cette orchestration dans
une autre musique. Même aujourd’hui, où les compositeurs ont
à leur disposition de vrais orchestres à qui ils peuvent faire
jouer leurs symphonies, personne n’a su reproduire une telle
ambiance. Ce ne sont pas uniquement les basses, si rares dans la
VGM, qui confèrent une tonalité à la piste non, c’est
l’ensemble de l’instrumentalisation qui y est
nécessaire. Ainsi qu’un rythme, ni trop lent ni trop rapide,
où quelques simili chœurs (j’en parlais plus haut) et
une espèce de flûte donne le tempo.
Je crois que j’ai beaucoup trop écrit sur cette piste, et
j’espère que vous avez tenu jusqu’au bout. Mais
franchement, il fallait que je le dise. Tout simplement car cette
piste est moins connue et moins idolâtrée que Tina, alors
qu’elle mérite les mêmes égards. *****
08 – Gogo : On change radicalement et
violemment de style pour ce nouveau thème de perso ! Après une
longue absence, revoilà les thèmes guillerets et tout sauf sérieux.
On dirait presque de la musique de cirque tellement elle donne
envie de s’esclaffer ! Mais c’est de bon cœur, la
musique est très bonne, rythmée par des sons complètements fous
dans un tempo qui fait se qui veut tout au long de la piste. Très
bon ! **
09 – Epitaph : Quelques notes de guitares,
grinçantes. Puis quelques notes de flûtes, sifflantes, et quelques
notes de piano, frappantes. Il en faut du temps, 50 secondes, pour
que vienne vraiment la mélodie, triste à souhait. Mais c’est
cet ensemble si surprenant qui donne vraiment un ton fataliste à la
musique, on sent ici les regrets et les larmes versées. Une
véritable ode à l’amour perdu. J’aime vraiment beaucoup
sans savoir expliquer pourquoi…Peut être à cause du
contraste avec Setzer assez prononcé bien que cette piste
reprenne –un peu- l’autre **
10 - The Magic House : Encore une piste à se
tordre de rire : D Je suis vraiment aux anges avec des mélodies
aussi drôles qui côtoient de manière presque insolente des bijoux
de tristesse. Totalement délirante du début à la fin, The Magic
House nous présente une mélodie au tempo à variable aléatoire
vraiment réussie. Ecoutez la, l’expérience vaut vraiment le
coup ! ****
11 – Umaro : En tant que personnage le moins
développé et le moins utile du jeu, Umaro a eu un thème à son image
: dénué d’intérêt, à part à quelques rares occasions. Pompé
sur le thème de Mog ou de Gogo, mais sans le génie de ces deux
pistes. D’ailleurs, il n’y a qu’un loop dans la
piste, ce qui la rend extrêmement courte : la preuve que la piste
ne présente aucun intérêt…Enfin, comme tous les autres
thèmes, ça colle PARFAITEMENT au personnage :D *
12 – Fanatics : En voilà bien une piste
étrange…ce sont des cymbales et des chœurs qui se
relaient de façon assez originales durant 1 :23. C’est pas
transcendant, mais ça vaut le détour pour son utilisation des
chœurs assez remarquable pour de la SNES. Mais on est assez
loin des chœurs qui vont arriver bientôt, hé hé. *
13 - Last Dungeon : Eh bien ça dépote pour un last
dungeon ! L’ouverte aux sons grinçants n’est vraiment
pas banale, mais c’est surtout vers la mélodie principale
qu’on se tournera : elle est démente ! Super épique tout du
long, c’est un véritable monument de bravoure que nous offre
cette musique. Le rythme en lui-même est magistral : on nous joue
une véritable symphonie, une ode au courage. Comme si tout un
peuple était derrière nous et nous poussait dans notre vaste tâche
! ****
14 – Dancing Mad : Ce moment est arrivé.
Celui que je redoutais depuis que j’ai commencé cette
critique. Que vais-je bien pouvoir écrire sur Dancing Mad ? Kefka,
ce fou dansant qui a déjà fait couler tellement
d’encre…Mais quelle piste quand même, mais quelle
piste ! Dix sept minutes ! 5 parties distinctes mais qui forment un
tout absolument homogène ! Une reprise des Black Mage digne de tous
les éloges du monde ! Dancing Mad quoi ! Tout simplement le
meilleur Last Battle jamais créé, des années lumières au-delà de,
citons en vrac, Last Battle (Chrono Trigger),
Zeromus (FFIV), A once in lifetime battle to
death (Tales of Vesperia), ou encore Roar of the Deported
Soul (Lost Odyssey) et The Battle for
Everyone’s Soul (Persona 3) REUNIS !… Non,
vraiment, je ne vois pas une seule piste arriver simplement à un
dixième de pourcent du génie de Dancing Mad.
Cette piste est entièrement rythmée par des chœurs. Et moi,
ça m’émeut (non, pas d’autruches en vue). Vous vous
rendez compte, c’est l’une des toutes premières fois
que l’on utilisait les chœurs, maintenant si
fondamentaux dans la VGM ! Le début de leur avènement ! Et même
ailleurs : imaginez donc le combat final de Star Wars III sans ces
fabuleux chœurs qui rythment la bataille ! Il en est de même
ici, et il en sera de même pendant de très nombreuses années encore
: les chœurs, puissants, apparaissent réellement comme un
instrument noble, indispensable pour donner un ton héroïque.
Dancing Mad n’est ni plus ni moins qu’un pionner de ces
chœurs, et rien que pour ça, il mérite d’être
encensé.
Allez, là, j’ai du décrire 0.5% du caractère génial de la
piste. J’ai volontairement décidé de ne pas trop décrire la
piste car sinon, la critique ferait facilement 3 pages. Je vais me
‘contenter’ d’une description émotionnelle en
suivant le fil des événements narrés par la musique.
Première partie, première claque. On dit souvent que c’est
Zeromus (FFIV) qui avait propulsé Uematsu à ses sommets,
car il avait dompté le processeur sonore comme jamais auparavant.
Ici, on est environ...euh…450 plus bluffé. C’est du 16
Bits ??!! C’est inconcevable !! L’orgue et les
chœurs se déchaînent de manière naturelle, totalement
convaincante, on peine à y croire. Uematsu est tel Kefka, au sommet
du monument qu’il a érigé : FFVI OST. L’orchestration
est fabuleuse, et on passe déjà à la seconde partie.
Le début est plus piquant, avec ces quelques notes d’orgues
reprises rapidement, rejointes immédiatement par les chœurs
qui battent le même tempo (qui dure environ 2s), et cela durant
plus de 30 secondes. Puis vient enfin la délivrance, l’orgue
qui commence à jouer une autre mélodie, toujours aussi répétitive,
pour reprendre la mélodie de départ. Les chœurs suivent le
rythme, mais sans grande conviction. Probablement la partie la
moins réussie, dû à sa répétitivité. Ce n’est qu’à la
fin que l’orgue innove vraiment, mais il se sent un peu
seul…
La troisième partie commence de manière fabuleuse. On croirait
entendre de la musique d’église, l’orgue est vraiment
dompté et parvient à traduire des émotions très variées : le
courage, la crainte…il est seul tout du long, mais ne nous
ennuie jamais tant ses sons sont originaux. Encore une fois, je
voudrais être en 1994…la claque que ça a dû être !
C’en est encore une en 2010, c’est dire !!
La quatrième partie reprend le thème d’intro pour nous
introduire Kefka, le Dieu à qui est dédié cette ode. On frémit
d’impatience…le voilà, l’affrontement
ultime…
Nous sommes au regret de vous informer que le rédacteur a fait
un malaise en entendant la cinquième partie débuter tellement que
c’est trop brillant.
C’est…c’est…tellement parfait…le
son de l’orgue se fait plus électrique ici, et c’est
quand la guitare électrique vient rejoindre l’orgue que je
perdis connaissance : c’est tout simplement la mélodie ultime
qu’on nous joue là. Tout est harmonieux, il n’y a plus
rien d’autre au monde que cette musique. Je me retrouve bien
incapable de vous dire quel sentiment m’envahit lorsque
j’entends cette musique, ni pourquoi le rire de Kefka est si
fantastique juste avant la reprise…Dancing Mad…
c’est…C’EST TROP BEAU C’EST ULTIME 20/20
!!!!!!
Mais vous avez remarqué que je l’ai argumenté
. *****
15 – Ending : Ok, Dancing Mad faisait dix
sept minutes, mais il y avait deux loops dans chaque partie. Donc
en réalité, il y avait un peu moins de neuf minutes de
mélodie.
Ici, on nous propose une piste de vingt et une minutes, et sans
loop. Autant dire, ça calme.
Et quelles 21 minutes ! On n’a presque jamais le temps de
s’ennuyer entres toutes les reprises orchestrales des thèmes
des persos, certaines brillantes, d’autres carrément à
pleurer. Il y a accessoirement une intro qui passe complètement à
coté de son but, et on préfère attendre la reprise de Cyan
plus lente et plus magistrale, qui est vraiment devenue bonne à
l’aide de l’orchestre qui s’occupe de la reprise.
(Trop longue) transition et nous voilà à un MAGISTRAL Edgar and
Sabin absolument sublimé dans sa version orchestrale, qui
conserve la même vitesse que la piste originale, mais avec une
foule d’instruments en plus pour donner un rythme dément !!
Sans transition, voilà Mog, toujours aussi marrant et
surréaliste, suivi par Umaro sans transition préalable vu
que les deux thèmes se ressemblent déjà à l’origine.
C’est plus convaincant que la version originale, mais ça fait
pâle figure comparée au reste. Gogo se met en place, et,
comme d’habitude, nous met le sourire aux lèvres. Le rythme
est toujours aussi drôle ! Vient ensuite l’une des meilleures
reprises : Gau. Autant je n’aime pas la version
originale, autant cette version est charmante et très sympathique !
On enchaîne de manière brillante sur Celes, toujours aussi
marquant et mythique. La transition avec Locke est
parfaite, comme pour marquer leur union (on se souviendra bien
évidemment du passage dans le jeu qui marque la transition, lui
aussi réussi). Encore une reprise qui sublime le thème original !
On est par contre déçu avec le Tina qui succède, trop mou,
et à peine reconnaissable. Encore une transition brillante pour
amener un Relm surboosté qui réussit à faire oublier la
très moyenne version originale. De la cornemuse bien utilisée
c’est si rare ! Voilà ensuite un Shadow très
marquant, car l’instrumentalisation est totalement changée,
il ne reste que le rythme de conservé. Puis, on reconnaît
Strago, toujours aussi génial, surtout à 10 :20 où
l’orchestre se déchaîne vraiment, j’adore ce thème
!!
Succède une très longue transition (dans le jeu, c’est la fin
des saynètes en noir et blanc et on revient sur l’airship) à
consonance de Catastrophe extrêmement moyen. Après une
minute nulle, on reconnaît quelques accords de Celes mêlés
à du Tina, qui annoncent ensuite la reprise la plus
magistrale de la piste : SETZER !! L’orchestration
est GENIALE de bout en bout, on ne peut vraiment plus décoller de
la musique. Particulièrement longue et réussie, cette reprise
prouve que les développeurs adorent vraiment Setzer. Je ne vais pas
faire mon cours sur ce personnage ici, mais il y a vraiment des
tonnes d’indices disséminés dans le jeu et dans les
interviews qui montrent que, vraiment, le perso qu’ils ont
préféré créer, c’est bien lui !!
Quelques accords de Tina viennent à nouveau se glisser,
mais on est déçu car il n’y a pas de vraie reprise du thème
phare de l’OST, à l’inverse de celui de l’Opening
si réussi…
On finit bien sûr sur Final Fantasy mais, au risque
de vous surprendre, je n’aime vraiment pas cette reprise,
loin de la perfection atteinte par FFIV puis surtout par FFIV DS
qui constitue à mes yeux la meilleure version de ce thème. Ca reste
bon bien sûr, mais un peu endormant…Trop lent.
Que dire en marge de cette critique descriptive ? Que cet Ending
réussit bel et bien à faire une synthèse de toute l’OST, en
nous proposant des reprises magistrales et qu’Uematsu réussit
ici un coup de maître en résumant l’OST en une piste.
Honnêtement, depuis plusieurs semaines, quand j’ai une
vingtaine de minute devant moi, je me mets cet Ending, tout
simplement… ****
16 – Prelude : Pas ma version préférée (mon
choix va à FFIX) mais toujours aussi reposant. Qu’il est beau
ce prélude ! **
Rédiger un bilan de quelques lignes sur cette OST…Autant
essayer de faire une synthèse sur l’évolution de la politique
française entre 1789 et 2010 de 5 lignes.
Trop de choses à dire, qui me viennent bien sûr dans
n’importe quel ordre…Que dire qui serait autre chose
qu’un énorme cirage de pompe du compositeur ? Eh bien je
crois que j’ai trouvé : mon plus grand rêve à l’heure
d’aujourd’hui, c’est que sorte un FFVI DS
–ou même un FFVI sur Next Gen– juste pour pouvoir voir
ce que donneraient le génie créateur d’Uematsu une fois
bannies les contraintes techniques.
On a pu voir ce que donnait Dancing Mad version Black Mage
: probablement ce qui se fait de mieux en matière de
VGM.
Mais il y a fort à parier que cette nouvelle OST nous déçoive, car
le mythe est tellement fort que l’on trouverait tout les
reproches du monde (« la harpe entre 0.225 secondes trop tard,
c’est nul ! ») . Non, définitivement, je pense que nous
sommes face à l’OST ultime, le sans faute intégral, qui
touche tous les domaines sans jamais échouer et qui a transcendé la
VGM en lui donnait une aura mystique. S’il n’y a
qu’une seule OST à posséder, c’est bien celle-ci !
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